ACTE DEUXIEME
plus... (Criant.) Il n'y a qu'à trouver la somme... la trouver .. Voyons... Et puis, calme-toi...
Elle s'assied.
COLRTLN
Je t'admire, tiens!
THÉRÈSE
Écoute-moi un peu. La marquise d'Ormailles? Enfin, c'est votre tante... Elle n'a pas d'enfants... Elle vous aime beaucoup^.. Elle s'intéresse au Foyer.
COURTO
J'y ai pensé. Pour elle, la somme est trop forte.
THÉRÈSE
Le baron Glanez?
COURTLN
Celui-là... il faudrait lui expliquer... Peut-être qu'avec du temps? Mais je ne peux pas courir le risque d'un refus. Je me serais compromis pour rien.
THÉRÈSE
Robert ?
COURTIN
Il est en Amérique.
THÉRÈSE
C'est vrai! Diable! Diable. Les Ponvalier?... Je suis bête... Mme d'AvrancIies?
Trois cent mille francs!... Nous ne trouverons personne... rien... rien... J'ai cherché, va!
THÉRÈSE
Le moven de l'abbé?
COURTIN, haussant les épaules.
Un roman du Petit Journal.
THÉRÈSE
Lerible?
COL'RTIN
J'ai pensé à tout... et tout, tout est impossible!
THÉRÈSE
Alors?... Mais ne marchez donc pas comme ça... arrêtez-vous 1
COURTIN, s'arrêtant devant Thérèse.
Vous n'avez pas compris?
THÉRÈSE
Mais non... j'ai horreur des charades.
■ COURTLV
Il nous faut quelqu'un à qui on puisse parler ouvertement... Vous sentez la difficulté d'expliquer même à
Robert... même à mon frère...
11 se rapproche encore .
THÉRÈSE, inquiète.
Que voulez-vous dire ?
COURTLN, presque bas.
Il nous faut un ami... un ami éprouvé.
THÉRÈSE, très vite, criant.
Biron?
COURTIN
Eh bien?
Silence.
THÉRÈSE, après un regard fixe sur Courlin, très fort.
Moi? (Courtin se tait.) Jamais de la vie!