ACTE DEUXIEME
COL'P.TIN, d'abord doucement.
Vous êtes une eufant... Cent fois vous avez eu recours à lui... pour des bêtises... des notes ennuyeuses... Il s'agit, à présent, de toute notre situation qui peut être irrémédiablement compromise... qui l'est... Et vous hésitez?
THÉRKSE
Jamais... non... jamais...
COUIiTIN, se contenant mal.
Mais c'est foui C'est foui Vous ne réfléchissez pas... vous ne comprenez pas... Enfléchissez... Vous avez bien confiance en moi?... C'est la fin... je vous dis que c'est la fin.
Jamais I
COURTIN'
Faut-il que je vous en prie? Thérèse... voyons... \ous n'êtes pas sotte... ni méchante?...
THÉRÈSE
Je vous l'ai dit... je vous le répète... Jamais. .1 Jamais...
COURTLN, sanimant.
Poiu^quoi? Mais pourquoi? Pourquoi? pourquoi? mule que vous êtes I
THÉRÈSE, se contenant.
' Ne VOUS emportez pas... Restons calmes... (Elle crible
son chapeau de coups d'épingle.) VoUS VOUS énervez... c'est
VOUS qui devriez comprendre... Il y a des choses qui sont possibles... il y en a d'impossibles! Ne me de-
mandez pas l'impossible... ne me demandez pas la seule chose... Mais comprenez donc!
COL'RTL\
Ce sont des bêtises qui vous arrêtent... je sais bien... des bêtises.
THÉRÈSE, les yeux baissés, la voix sourde.
Nous ne pouvons plus parler. . . C'est affreux I . . . Nous 1 ne pouvons plus en dire davantage. (Le regardant.) Tenez.!. ' voulez-vous?... nous allons partir... laisser tout là...
Ce serait l'aveu... Je ne peux pas... Et puis, c'est absurde...
THÉRÈSE
Je vous en prie! Vous travaillerez... vous reprendrez vos livres... votre Histoire de V impératrice Joséphine... je l'aimais tant !
COURTLX
Tout cela est trop loin de moi.
THÉRÈSE
Ne dites pas ça... ne dites pas ça... Avec un peu de courage... vous referez votre vie.
COURTIN, violent.
En prison 1
THÉRÈSE, airolée.
En prison! en prison!... Mon Dieu! Alors, partons... partons tout de suite... partons très loin.
COURTIN, saisissant les mains de Thérèse et la i^cpoussant brutalement.
Oui... avec le petit d'Auberval?