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PROTECTION CONTRE L'HIVER

Lorsque les froids sont arrivés pour tout de bon et que la terre durcit, il faut

recouvrir les fraisiers avec une mince couche de paille propre; le meilleur paillis est celui qui ne sc tasse pas trop sur les plants; le foin de marécage est très bon et il a aussi l'avantage de ne pas contenir de graines de mauvaises herbes. On emploie parfois le fumier vert, mais comme ce fumier contient généralement beaucoup de graines de mauvaises herbes et que d'ailleurs il étouffe parfois les plants, nous ne le recomman-

dons pas. Ce paillis empéche les els et les dégels répétés du sol au printemps et protège les fraisiers lorsqu'il n‘y a pas beaucoup de neige en hiver. Il prévient également le soulèvement du sol qui cause souvent de grandes pertes sur les sols lourds. L'épaisseur du paillis ne doit pas dépasser deux ou trois pouces: il y aurait danger à le faire plus épais, car il pourrait chauffer avant d’être enlevé au printemps. Il faut pour cela de 3 à 34 tonnes de paille à l’acre. Certaines gens recommandent de cultiver une récolte intercalaire entre les rangées de fraisiers vers la fin de l'été, afin de retenir la neige en hiver mais nous sommes opposés à cette pratique, car cette récolte, en poussant, épuise l'eau du sol, aux dépens des fraisiers. Dans ces parties du Canada où les fleurs sont souvent endor:magées par les gelées de printemps, il est bon de retarder leur formation aussi lon, teraps que possible et c'est pourquoi, après la première forte chute de neige, on pose sur cette neige de la paille ou des branches de conifères, qu’on laisse aussi longtemps que possible au printemps. Sans doute, les fraisiers non protégés passent souvent l'hiver sans dommages, mais il vaut mieux cependant ne pas courir de risques. Une fois la période des gelées printanières passée, et avant que les fraisiers ne se mettent à pousser, on enlèvera la paille qui les recouvre pour la déposer entre les rangs, où elle aidera à tenir les fruits propres. Si le sol est d'une nature telle qu’il se durcit facilement, on fera bien d'enlever le paillis complètement, de donner un binage, puis de remettre le paillis entre les rangs apr + avoir biné; dans ces conditions, le so} conservera mieux son humidité. Dès la cueillette ces fruits terminée, on enlève la paille complètement et on laboure la plantation; si Ja plantation doit rester une autre

saison, alors il faut la désherber et ameublir la surface du sol avec la bineuse, pour que les nouveaux coulants puissent prendre racine,

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