Voyez la note de Du Méril, Ier recueil, p. 19. Il y cite
des témoignages de Tite-Live, de Denys d'Halicarnasse, etc. On pourrait les multiplier. Voyez Schanz, Geschichte der rômischen Litteratur (Muller, Handbuch, VIII, I, 15, etc).
19. Déjà sous l'Empire, le Gaulois est considéré comme un beau parleur. Parlant de l'éducation publique à cette époque, M. R. Pichon, dans un livre rempli d'heureuses suggestions, Les Ecrivains latins de la Gaule (t. I, p. 39) écrit : « Ce qui caractérise tout d'abord cette éducation, c'est qu'elle est exclusivement oratoire ». Or le rhéteur est souvent un Gaulois. Il nous reste du IVe siècle un recueil de Panégyriques ; ils sont presque tous d'origine gauloise. Un autre facteur de l'élaboration épique, à Rome comme en France, a été l'imitation des orateurs. Voyez pour Virgile, Heinze, Virgil's Episcke Technik, p. 409.
Sedet...