‹ Le français et le provençalChapitre 10 sur 36 · Le son û est noté par u · texte numérisé non relu

Le son û est noté par u

Le son o est volontiers exprimé par w, qui a ainsi double fonction. De son côté ue peut s'exprimer par oe, surtout au commencement d'un mot, et après u ayant la valeur de v. Les voyelles nasales s'écrivent comme les voyelles orales.

Gue, gui indiquent encore au xii* siècle les sons gwe, gwi ; c'est seulement après que a = w ixxX devenu muet, que gue, gui notèrent le son du g vélaire devant e, i : gigue.

Le son z est exprimé par s ; le son s entre deux voyelles, par ss ;

Le son ts, devant e, i, par c ; devant a, o, u de même, mais quelquefois aussi par ce (chanceun, auj. chanson) ; à la finale, par z.

Z indique le son dz dans les noms de nombre depuis onze jusqu'à seze.

Le t final, avant de disparaître, alterne, dans l'écriture, avec d. Le son S s'écrit d'ordinaire d, quelquefois aussi th (orthographe anglaise) : teuthe, A la finale il est représenté aussi par t, qui marque peut-être le son ^.

Le son dz se rend par y, et, devant e et i, aussi par g. Pour c devant a on écrivait primitivement c", puis ch; quant au son de ce ch (qui se trouve de même dans riche, chevalchier, etc.) on ne peut établir le degré qu'il occupe entre k^ et të. Le g' correspondant, qui au xii^ siècle s'est déjà développé en dz, prit donc probablement les devants sur c.

Il faut voir un très ancien son të dans sache = sapiam et dans des mots analogues.

L mouillé se note ordinairement dans le corps des mots par m, à la fin des mots par il; n mouillé, en général par ign.

Le phonétisme français se distingue surtout du provençal par ses voyelles nasales. Si le provençal a jamais développé une voyelle nasale devant Vn « indifférent », il l'a vite perdue.

L'affaiblissement en e muet de la voyelle des finales inaccentuées n'est connu que du français. Seul aussi, le français possède le son hj importé par les Francs, que le latin avait perdu dès le début de l'époque romane; cf. franc, herde, langue franque hirda; franc, hache, langue franque hapja. Cet h est resté inconnu du provençal et des dialectes français du Midi, depuis la Saintonge jusqu'au Jura : prov. apcha (hache) ; une halle se dit, dans le Sud-Ouest du domaine français, ale^SLU Sud-Est, aide; il existe dans le Berri un endroit nommé les Aix d'Angillon, dont le vrai nom était autrefois les Haies dan (= dominum) Gillon.

Quant au son dz il faut remarquer qu'en français et en provençal il n'a été maintenu que dans les noms de nombre depuis onze jusqu'à se^e (prov. sedze, seize), et qu'il alterne aussi avec s, du moins au Sud, dans onze, catorze, quinze.

Le w germanique s'est introduit aussi en provençal ; il y est traité comme dans le Nord : warden devient guardar, franc, guarder. Après gj, u se perdit en provençal (mais non dans la Gascogne) dès le x® siècle, en français à partir de la seconde moitié du xii». Une différence entre le Nord et le Midi, c'est que ce dernier a laissé s'introduire le son ^u aussi dans les parfaits en ui, où le Nord ne le connaît pas (ac = HABui, agues = habuisset gasc. agos, mais moyen-rhodanien oUst),

G. — Développement des sons français depuis le Xm» siècle

Après la restitution de la Normandie à la France (1204), le français fut de plus en plus abandonné en Angleterre. En France, la langue littéraire normande (que nous considérons, on s'en souvient, comme un francien légèrement modifié par des influences dialectales), fit place au dialecte francien pur, celui dont s'est formée la langue française qui s'écrit encore aujourd'hui.

Le Français et le ProrençaL 4

Le francien se sépare d'abord du normand par sa graphie : il note par o ou ou le son ç, que le normand indiquait par o et plus ordinairement par u; et dans j)awer, proiier, etc., il écrit volontiers deux fois Vi qui appartient aux deux syllabes (norm. paier, preier).

Les traits dialectaux par lesquels le francien se distingue du normand sont les trois suivants :

1) Le francien a changé en à le son c, sauf quand le son immédiatement précédent était un i (bien, moyen). Ex. : formant = FORTiMENTE ; vaut = VENDIT ; vandunge = vinde-

MIAM.

2) Parallèlement à ë, le francien a aussi diphtongue ôy tandis que le normand connaît seulement ei résultant de ë, mais non ou (eu) de ô. Le francien a, dès le xii* siècle, changé en eu la diphtongue développée de ç : franc, joieus seigneur eure, norm. joius seignur ure.

3) De même que ou devenait eu, ei devenait oi^ mais toutefois depuis le xiii' siècle seulement. Oi est toujours demeuré inconnu des dialectes de l'Ouest. Au Nord et à l'Est oi s'était introduit déjà à une époque antérieure (noieds Jonas ; poine dans les assonances des Lorrains). Dès le xiii® siècle, oi prend la prononciation oe, oç.

19. Dans d'autres cas, nous trouvons en francien des degrés phonétiques plus développés, qui se préparaient déjà en normand. C'est ainsi que e est identifié à ç (net : fait). Cette transformation s'est opérée peu à peu ; elle a commencé au xii* siècle, mais n'a été accomplie qu'au xiii*. Dans ela = iLLOs, la transformation n'eut pas lieu, la dissolution de l ayant déjà été opérée. De même, c'est au xii* siècle que le son s a commencé à devenir muet devant les consonnes : ce fait a eu pour conséquence un allongement de la voyeUe précédente, qui se produit partout, sauf dans les voyelles atones (dans es H- consonne initial, p. ex. escrire; dans cest, ceste, chascun; dans les formes faibles nostre, vostre).

Au xiii* siècle, x et s sont identiques à la fin des mots. Té,

di, ta, dz (chanter, Joïr, cent^ doze) perdent leur avant-son ou premier élément t ou d. Le t final devient muet^ La diphtongue ue est contractée en ô, excepté dans avec de avuec = APUD HOC, ilec de iluec^^ malveillant , bienveillant, orgueilleux, où elle avait déjà antérieurement été réduite ke.

20. Pendant le xiv* et le xv* siècle, il s'est introduit quatre principaux changements phonétiques, qui ont de plus en plus fait avancer l'ancien français vers la langue moderne.

L'ancien ié est devenu ê, tant dans la flexion verbale, où l'on rencontre pour une même désinence e à côté de ie (garder laisaier, gardez laissiez, gardé laissié), que dans le vocabulaire en général, quand ie était précédé de ch ou de g [cerchier, legier). Dans le premier cas, on a probablement affaire à un changement analogique ; dans le second, à un changement phonétique. Le dernier s'est accompli un peu plus tard que le premier et ne s'est achevé qu'au seuil du xvi* siècle. Devant une nasale, ie s'est maintenu (exemple unique, chien].

Un caractère propre au xiv* siècle et plus encore au xv*, c'est une certaine hésitation en ce qui concerne le nombre des syllabes de beaucoup de mots : il arrive qu'un même poète, tantôt les compte toutes, tantôt en contracte deux ensemble. Cette incertitude s'explique surtout par l'apparition des changements phonétiques suivants^ : e sourd devient muet dans le commencement ou le corps d'un mot devant une voyelle : cheveleiire, empereeur, Loeïs, Beorges, geene, veoir, veû, vetsse, eOsse, eage. Des graphies telles que BoorgeSj aage montrent que e fut d'abord assimilé à la voyelle suivante, puis se confondit avec elle. E s'est maintenu, et est devenu e dans quelques termes du style judiciaire {séance, échéance, péage), dans abbaye (propr. abeïe) à cause de abbé,

1) La forme ce jour pour cest jour est déjà attestée en 1246.

2) Déjà en 1248.

3) Nous suivons ici en général Tobler, Le Vers français ancien et moderne, Paris, 1885.

dans géant et céans qui par suite de la chute de e se seraient confondus avec d'autres mots ; enfin dans obéir, A devient muet, lui aussi, devant une voyelle accentuée : saoul = SATULLUM, gaaing et gaaignier, aoust = agustum, cliaeine chacdne = catenam.

La prononciation d'Orléans, de Chartres et de la Normandie contractait eu en la diphtongue eu. Les mots bonheur et malheur, anc. franc, bon eûr, mal eur de bonum (malum) AGURiuM, se sont prononcés à Paris, jusqu'au xvii® siècle, bonur, malur; la langue cultivée se rallia, pour la prononciation, aux dialectes voisins du Sud et de l'Ouest. De même en anc. français jejunare donne jeûner, et fatutum (de FATUM + -LTUM),/ea; mod. jeûner, feu.

Une réduction des deux voyelles à une diphtongue (dont l'accent fut porté sur la voyelle jusqu'alors inaccentuée) se produisit aussi pour af, of, ui : traître traitrej aide aide, haine haine, roïne roine à côté de reïne reine, fuXr fuir ; et, en outre, pour ië dans peestre (= pedestrem) piètre, anciien (=: ante + -ianum) ancien, creatiien (= christianum) chrétien, familiier (= famiuarem) familier-, pour uë, ia, oui dans écuelle = scutellam, viande, diable, oui (anc. fr. oïl) ; pour ions iez dans la V^ et la 2« pers. plur. de l'imparfait et du conditionnel; pour oë, qui, après la réduction, reçut le même son que la diphtongue écrite oi, dans moelle anc. fr. meole = medullam, poêle anc. fr. paele = patellam, fouet de /au = FAGUM + -ittum.

Trahir, trahison, pays, etc. sont restés disyllabes.

L'e sourd devient en outre muet lorsqu'il est précédé d'une voyelle plus pleine ou d'une diphtongue; ex. : prai(e)rie, li(e)mier, mi(e)nuit, agré(e)ment, dévoù(e)ment ; après une voyeUe accentuée iau(e) = aquam, trouvoi(e), vendoi(e) et de même- dans la 2e pers. sing. et la 3e pers. plur. de l'imparfait et du conditionnel. Après les consonnes, e est devenu muet dans la langue vulgaire depuis le xvie siècle :p(e)tite, mir(ent) ; dans la langue cultivée, beaucoup plus tard.

21. Les principaux changements qui se produisirent au xyi® siècle sont les altérations des diphtongues au^ oi, ai (devant n et dans les cas indiqués ci-dessus où ai vient de aï).

Au était déjà monophtongue dans la prononciation à l'époque de Th. de Bèze (1584), ex. : autre, hausse. Le ô résultant de la contraction de au était ouvert (p), et ne prit qu'au xvii« siècle un son plus grave (ç). De même beau devint beç, au xviie siècle beô, et, avec perte de l'e, bç.

La diphtongue oi se prononça à partir du xiii® siècle comme oe, puis comme oç. Au xvi® siècle, la langue populaire et la langue de la cour simplifièrent la diphtongue en la réduisant à ç dans un certain nombre de mots et de formes, où le plus souvent oi accentué est suivi d'un e ou d'un s final. Ainsi dans François, Anglois, monnoie = monetam, croie = CRETAM, foible = FLEBiLEM, contioistre ■= coGNoscERE, emploite = iMPLiciTA, croire = credere, croistre = crescere, droit = directum, soit = sit. Ce fait est des plus fréquents dans les imparfaits et les conditionnels : vendoi(s) = vende- BAM, vendroi(s) = vendere(hab)ebam. La langue cultivée conserva d'abord sans aucun changement, dans les mots cidessus, le son oç , cependant, la prononciation ç gagna de plus en plus d'importance, même dans le langage relevé, qui, après quelques hésitations, se décida pour la prononciation oç dans croire, croître, droit, soit, et à la prononciation simple de ç dans les autres mots et formes : Voltaire introduisit cette dernière prononciation dans l'écriture même S et l'Académie la reconnut enfin en 1835 (connaître^ faible, vendais, vendrais).

Dans tous les autres cas, la diphtongue oç est devenue ça, aujourd'hui uâ, tandis que la graphie oi du moyen âge reste inaltérée. Ce son ça était déjà connu de Palsgrave (1530) ; au xvi® siècle il était d'un usage vulgaire, et depuis le xviie il pénétra dans la langue cultivée, où il régna en

1) Zaïre, |732.

maître au xvin«. Même les mots moelle, poêle, fouet ont régulièrement adopté la prononciation ça, avec cette réserve seulement qu'à côté d'elle, existe aussi la prononciation oç que l'orthographe semble recomniander.

Oç nasal, par exemple dans joint, point, n'est pas devenu oa, et, aujourd'hui encore, rappelle l'ancienne prononciation de oi.

Ai dans traître, haine n'a pas conservé longtemps la valeur de diphtongue et a été contracté en ç, La même contraction a atteint ai dans les désinences ain, aine. Déjà en 1550, Joachim du Bellay donne comme satisfaisante la nmefontaineS'Athènes; d^SMtves grammairiens du xvi« siècle connaissent encore ai prononcé comme diphtongue ; néanmoins cette prononciation n'a guère survécu au xvi© siècle.

22. Au xvi« siècle, les consonnes finales deviennent volontiers muettes, à l'exception de r, devant un mot commençant par une consonne. Elles étaient sonores devant un mot commençant par une voyelle, et devant un repos. Quelques traces de cette prononciation sont parvenues jusqu'à nos jours (soit!, net, fait, plus, gens, tous); à part ces mots, Thabitude de faire sonner la finale devant un repos (et de même à la fin d'un vers) s'est perdue au début du xvii® siècle.

Le xvii« siècle a abrégé la prononciation de rr, sauf dans les exceptions conservées jusqu'aujourd'hui (mourrai, acquerrai) ; ainsi terre et guerre furent changés, dans la prononciation, en tçre et guçre.

En outre^ le xvii® siècle a favorisé une prononciation très ouverte — qui avait sans doute appartenu d'abord au peuple — pour toutes les voyelles nasales, de même que pour oç (qui devint oa), et pour e suivi d'une consonne. Les voyelles nasales û (un) et î (in) reçurent vraisemblablement au XVI® siècle une prononciation un peu ouverte (de et ç), qui devint encore plus ouverte au xvii®. Il en est de même pour p. Par suite de ce fait, il y eut^ dans la prononciation,

confusion entre les sons anciens eun et un, ain et in. Depuis cette époque, le français n'a plus que quatre voyelles nasales : p^ ë, â, 0.

E et ie ont depuis le xvin« siècle leur prononciation actuelle: fermée dans la finale d'un mot ou devant une consonne devenue muette ; ouverte, devant toute consonne qui se prononce. Cette règle ne s'est établie que graduellement. On peut déjà au xv« siècle reconnaître la prononciation ouverte des désinences iel^ ier, ierre, ienne (miel, hier, pierre^ gardienne) ; dans la plupart des autres désinences, la prononciation ç ne s'est introduite qu'au xvuie siècle : ainsi dans père, mère, première et dans les infinitifs en -er.

On peut remarquer de môme le développement tout à fait progressif d'où est née la règle actuellement en vigueur pour Vr final. Au xvii© siècle, dans la langue cultivée, r devint, pour un temps, muet devant un mot commençant par une consonne, même dans les infinitifs en ir et dans les substantifs en oir et en eur ; c'est au xviii® siècle seulement que le son r final fut rétabli.

23. o ou â n'ont généralement plus le son nasal devant une consonne nasale ; il n'y a que la voyelle suivie d'un n mouillé qui conserve encore aujourd'hui la valeur nasale. Au contraire l'ancien français connaissait o nasal dans donne et homme, a nasal dans notanment, granmaire (Molière), femme. Dans les deux cas la langue abandonna la nasalisation au xvii® et au xviii« siècle ; toutefois il en est resté trace dans la prononciation ouverte de o, et dans la prononciation a pour le e latin, à initial se trouve encore devant n ou m dans ennui, ennoblir, emmène.

Le changement de l mouillé en g, et celui de Vh aspirée devenant muette, sont des phénomènes propres au xvni® siècle. La prononciation sans h était une habitude provençale, qui s'introduisit dans le Nord ; quant à y pour l mouillé, cette transformation appartenait dès le xvii® siècle au bas langage

parisien, qui, en dépit des défenses et des remontrances des grammairiens, a toujours donné le ton pour tous les changements les plus graves subis par la prononciation depuis le xvi« siècle.

24. Nous ne nous occupons point ici des changements phonétiques purement sporadiques : il nous semble cependant incontestable qu'il en existe. Ils se produisent dans les cas où la langue peut, comme on dit, « fourcher ». Au xvi© siècle on disait encore chercher à côté de cercher = circare : dans ce mot l'initiale a été assimilée au ch suivant. Il y a au contraire dissimilation dans/oi6^e (auj./a/6/e), anc. franc, aussi Jtoible = FLEBiLEM, daus sujurne (auj. séjourne), anc. franc, aussi surjurne, dans flairer = fragrare, dans gencive = GiNGivAM prov. angica, dans gourde = cucurbitam (disparition d'une syllabe) ; et dans le prov. gan ren à côté de gran ren l'influence dissimilante est exercée même par un mot suivant. Un cas de métathèse se trouve par exemple dans le prov. laironici = latrocinium. Souvent r est transposé à l'intérieur d'une même syllabe (brebis =z y eryecem, fromage = formaticum). Ces perturbations phonétiques peuvent ellesmêmes se présenter avec une parfaite régularité; c'est ce que montre la transposition, commune aux langues romanes, du groupe voyelle + r^ en le groupe r + voyelle à la fin d'un mot; ex. : quattor quattro prov. catre franc, quatre,

BIBLIOGRAPHIE

La grammaire française du xvi* siècle est exposée par Darmesteter et Hatzfeld, le XVl^ siècle en France^ 4' édition 1888. — Pour le développement phonétique depuis le xvi* siècle, Touvrage fondamental est celui de Thurot, De la prononciation française depuis le commencement du XVr siècle, 1881. — Pour le xiv* siècle, on a les Beitrâge ^ur Kentniss dcr fransôs. Sprachc des 14. Jahrhunderts de O. Knauer (dans le Jahrbuch fïir romanische und englische Literatur, t. 8-14).

On trouvera une foule d'observations importantes sur le déve-

DEVELOPPEMENT PHONETIQUE

loppement du français dans Tobler, Le Vers français ancien et moderne, 1885. — Citons en outre Tabbé Bellanger, Études historiques et philologiques sur la rime française (thèse), 1876. — H. Nagel, die metrischen Verse Jean Antoine de BaifSy 1878. — M. Hossner, Zur Geschichte der unbetontcn Vokale im Alt' und Neufran^ôsischen, 1886. — Suchier, die Lautentwickelung der fransôsischen Sprache von der Romanisierung Galliens bis sur Gegenwart (paraîtra chez Niemeyer, à Halle)'

D. — La langue française vivante

25. Aujourd'hui la langue française comprend les sons suivants :

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