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pour : per servir dieuper ohra iperobra dieu servir, et dans un texte fr. : « Prent de chel fruit ! )) e il dist (( non ». Dou fruit prendre ne s'enhardist pour Dou prendre dou fruit, et Puiis k'a moijuër t'assenas pour ajuër a moi.
Exemples de la seconde manière : ilfist que sages (suppléez fait) ; il dist que cortois (suppléez dit). Comme le présent dans cette ellipse a un sens très général, lofait supprimé dans il fait que sages..., n'est pas absolument le môme que le/aiï exprimé. De même dans près iere que nuis (suppléez est) = il était à peu près ce qu'est nuit.
Citons encore : cil nos faut qui nous devoit Maintenir et toz jours avoit (suppléez maintenu). Fahloié as or longuement et moi (suppléez as) ledangié durement.
Nous pourrions encore rattacher à ce fait le cas où une forme dehabere estsupprimée après une forme de esse et réciproquement : les deux verbes se trouvent comme verbes auxiliaires périphrastiques dans une liaison si étroite que la ressemblance de leur fonction pouvait faire oublier la différence de leur emploi. Exemple: Des baruns del païs li sunt plusur failli, Serement e fiance trespassé e menti ^ .
L'accusatif le peut faire suppléer un datif //, et réciproquement : chascun l'ama et (suppléez li) porta fei; l'accusât, que un nominatif qui dans l'exemple suivant : le conte que f ai ci empris, et (suppléez qui) par moi est en rime mis (au début de la Manekine).
On peut même suppléer d'après le contexte des propositions entières : ainsi en a. fr. spécialement avec^a oxxja tant : Ira lofrain querre, fa n'iert en si estrange terre, où il est facile de suppléer que nel voist querre ^.
88. Quand l'ellipse porte sur des mots qui n'ont pas été exprimés un peu auparavant, mais dont le sens est tellement général qu'il semble inutile de les ajouter, on peut employer,
1) Rou, I, p. 212.
2) TOBLER, p. 111.
pour désigner ce phénomène particulier, le terme de « suppression » proprement dite. Les formes du verbe esse sont celles qu'on supprime ainsi le plus souvent. Mes orent tes quda deviser est pour que mes sont a d, « Ils eurent des mets ♦^i« ^«^ gQjj^ ^gg xneXs à discrétion » (Tobler). // vindrent 'enmi la mer (suppléez est).
es ces exemples, l'ellipse d'une forme de esse parait endue à des phrases dont le verbe n'était pas esse lui- Aujourd'hui, presque s'étant resserré en un seul mot, contenue dans cette expression n'est plus du tout sene môme tresqu'à a pris en a. fr. le sens dejusqu*à. On LÎt encore l'originede ce sens dans des passages comme: H trenchet très l'un costet qvHa Valtre (suppléez est), àsente encore une sorte d'abréviation dans au congié sa mère * comme dans par le commandement le roi es barons de la terre (Manekine), pour : au congié lere, par le commandement des barons.
Tonom {celui ayant la valeur d'un génitif) doit être dans La nuit sunt al chastel (de celui) venu qui out Meriadu *. ^
Juand l'ellipse porte sur des mots d'un sens précis, squels la proposition est incomplète non seulement aticalement, mais même logiquement, on a affaire à icence (aposiopèse). C'est ainsi qu'on dit en allemand : ch ist aile, sans exprimer verbraucht. Comparez en 3 : Nous sommes bien (c'est-à-dire nous sommes dans une place), suppléez : placé. L'a. fr. aimait beaune pas compléter les interrogations indirectes : ne Vot nourir (il y a réticence de peûst) ; ne set que faire Certaines extensions de sens dans les verbes auxiliaires aussi, selon nous, avoir pour origine une réticence sur l'infinitif^ : la lance ne pot en Vabitacle (Aiol),
n., VI, 39.
rie de France^ Guigemar 863.
ist Weber a traité de ce phénomène.
suppléez (( pénétrer »; en vouloir à quelqu*un, suppléez « causer du dommage », d'où le sens actuel.
L'emploi du conditionnel pour exprimer des aflSrmations incertaines, ou des souhaits discrets (Je voudrais) est ramené par Burgatzcky, certainement avec raison, à une tournure contenant une condition (si Jeo poeie, ou autre semblable), exprimée encore quelquefois au xii^ siècle.
90. Le contraire de l'ellipse est la répétition. La répétition de que après une parenthèse ou une proposition incidente était également en faveur en a. fr. et en provençiil. Ex : Et es dregz qu'ah aiialfe, cum ilh compra, qu'ieu li venda. Il faut peut-être rapporter à ce fait la répétition de que dans en quel lieu que ce soit (Molière employait encore cette construction qui est devenue auj. en quelque lieu que).
91. Un autre phénomène parent de l'ellipse, c'est la substitution qui a lieu quand on emploie un mot à sens général au lieu d'un mot à sens particulier, qui a été exprimé précédemment, ou qui peut se suppléer d'après le contexte ou les circonstances. Lorsque des mots de cette sorte remplacent des noms, ils s'appellent, comme l'on sait, des pronoms. On pourrait de .même appeler (( proverbal » l'emploi de faire ; c'est en effet par excellence le verbe à sens général ; il peut remplacer n'importe quel verbe qui le précède ou que l'esprit supplée. Ici faire prend la forme de conjugaison et la construction qu'aurait le verbe qu'il remplace en tant que verbum vicarium), tout comme le pronom prend la forme casuelle et la construction du nom qu'il remplace \
1) DiEz, m, 415.