‹ Le français et le provençal: Trad.par P. MonetChapitre 10 sur 38 · EXPLOSIVES · texte numérisé non relu

EXPLOSIVES

FRICATIVES

nen «mores

Bonores

DADULores

sonores

NASAUS

Uâm.

PihUleB

ts

âî

■ttUlfli.

Uluks.

Il faut y ajouter / et n mouillés, et h.

D.q.t.zsdt)yG00l^lc

Comme â et i ne se présentent que dans les combinaisons U et di, nous avons iatroduit ces groupes dans le tableau ci-dessus.

17 Le son il est noté par u.

Le s n est volontiers exprimé par u, qui a ainsi double f n De son côté ue peut s'exprimer par oe, surtout

au om n ncement d'un mot, et après u ayant la valeur de d. L s o lies nasales s'écrivent comme les voyelles orales.

C u g indiquent encore au xii' siècle les sons gwe, gwi ; c'est seulement après que u-=:^ w fut devenu muet, que gtie, gai notèrent le son du g vélaire devant e, ( : gigue.

Le son x est exprimé par s ; le son s entre deux voyelles, par as ;

Le son ^s, devant e, i, par c ; devant a,o, u de même, mais quelquefois aussi par ce [chanceun, auj. chanson); k la finale, pai i.

Z indique le son di. dans les noms de nombre depuis onxe jusqu'à sese.

Le t final, avant de disparaître, alterne, dans l'écriture, avec d. Le son 5 s'écrit d'ordinaire d, quelquefois aussi th (orthographe anglaise) : teiithe. A la finale il est représenté aussi par t, qui marque peut-être le son 5,

Le son dz se rend pary, et, devant e et i, aussi par^.Pourc devant a on écrivait primitivement c', puis ch ; quant au son de ce ck {qui se trouve de même dans riche, cheoalchier, etc. | on ne peut établir le degré qu'il occupe entre &' et té. Le g' correspondant, qui au xip siècle s'est déjà développé en di, prit donc probablement les devants sur c.

Il faut voir un très ancien son té dans sache ^^^ sapiam et dans des mots analogues.

L mouillé se note ordinairement dans le corps des mots par ill, à la fin des mots par il ; n mouillé, en général par ign.

Le phonétisme français se distingue surtout du provençal par ses voyelles nasales. Si le provençal a jamais développé une voyelle nasale devant Vn « indifférent », il l'a vite perdue.

DÉVELOPPEMENT PHONETIQUE 49

L'afEaiblissement en e muet de la voyelle des finales inaccentuées n'est connu que du français. Seul aussi, le français possède le son h, importé par les Francs, que le latin avait perdu dès le début de l'époque romane; cf. franc, herde, langue franque Aiz-iia; franc, hache, langue franque hapja. Cet h est resté inconnu du provençal et des dialectes français du Midi, depuis la Saintonge jusqu'au Jura : prov. apcha (hache) ; une halle se dit, dans le Sud-Ouest du domaine français, afe, au Sud-Est, aule; il existe dans le Berri un endroit nommé /es Aix d'Angitlon, donlle vrai nom était autrefois les Haies dan {^= dominum) Gillon.

Quant au son dz il faut remarquer qu'en français et en provençal il n'a été maintenu que dans les noms de nombre depuis onze jusqu'à sexe (prov. sedse, seize), et qu'il alterne aussi avec s, du moins au Sud, dans onze, catorze, quinze.

Le w germanique s'est introduit aussi en provençal ; il y est traité comme dans le Nord : warden devient guardar, franc, guarder. Après g, u se perdit en provençal (mais non dans la Gascogne) dès le x« siècle, en français à partir de la seconde moitié du xiie. Une différence entre le Nord et le Midi, c'est que ce dernier a laissé s'introduire le son gu aussi dans les parfaits en ui, où le Nord ne le connaît pas {ac = HABUi, agues = habuisset gasc. agos, mais moyen-rhodanien oust).

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