SCÈNE V DOMINIQUE, ANDRÉ, MASGARAT
MASCARAT, dans la coulisse. Il chante.
Ah! qu'il est beau! (bis) Le postillon de
Il s'arrête sur le pas de la porte, affublé d'une veste de postillon, un fouet dans la main gauche, et portant une caisse sur l'épaule.
Messieurs, la voiture est à la porte, et...
ANDRÉ
Va-t'en ! va-t'en !
MASCARAT, s'apercevant de l'émotion d'André et des larmes de Dominique, à part.
Bon ! le vent a tourné... nous sommes à la pluie main tenant.
ANDRÉ
M'as-tu entendu ? je t'ai dit de t'en aller.
MASCARAT, présentant la boîle à Dominique.
Mais, monsieur, c'est la boîte... la petite boite... qu'on m'avait dit d'apporter.
DOMINIQUE, relevant la tête.
Qu'y a-t-il encore? que nous veut celui-là? Ah! oui, oui, je sais ce qu'il apporte. Par ma foi, cela ne saurait venir plus à propos ! (Prenant la boite.) Devine ce qu'il y a là-dedans? C'est tout des bijoux, des colliers... des colifichets pour... la morte... (Rendant la boîte à Mascarat.) Les romanciers trouvent de ces choses-là, pourtant!
ANDRÉ, avec douceur.
Mascarat, va-t'en, je t'en prie.
MASCARAT.
Je m'en vais, je m'en \ ais.. . je voulais vous dire seulement que madame est dans sa chambre, et...
DOMINIQUE, stupéfait.
Madame !
ANDRÉ, s'élançant vers lui.
Ou!... oui... je t'apprendrai... comment.
MASCARAT.
Et comme je me doutais que ces messieurs voulaient lui faire une surprise, je tenais à les prévenir avant qu'elle descendît.
CLAIRE, au dehors.
J'ai deviné, je suis sûre que j'ai deviné.
MASCARAT.
Mais maintenant c'est trop tard... la voilà.
Il sort.