‹ Le frère de Piron, comédie-vaudeville en un acteChapitre 2 sur 23 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

LOUISE, puis PICHONNEAU.

LOUISE, regardant par la fenêtre, à gauche. Ah I voilà encore des soldats qui arrivent dans la ville... Tous les jours c'est la même chose.

(Elle se penche à la croisée.)

PICHONNEAU, entrant par le fond, et se plaçant derrière Louise. Est-elle gentille !.. ça fait plaisir à voir... Manizelle Louise!., elle ne m'entend pas... elle regarde si je viens... je l'absorbe.

LOUISE, à la fenêtre. Les brillans uniformes I les beaux cavaliers ! Je voudrais bien qu'un de ces militaires eût un billet de logement chez nous. .. Ils sont tons gais, aimables au moins.

PICHONNEAU. Au moins?... ch bien!

c'est flatteur pour moi, ce que vous dites là...

LOUISE , se retournant. Ah ! c'est vous , monsieur Pichonneau , je ne vous voyais pas.

PICHONNEAU. Sans cela, vous n'auriez pas parlé ainsi ?

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