‹ Le frère Didace Pelletier, RécolletChapitre 10 sur 99 · I. Archives de la Procure du Séminaire de Québec · texte numérisé non relu

I. Archives de la Procure du Séminaire de Québec

D'abord désignée dans les actes sous le nom collectif de Beaupré, elle reçut celui de Sainte-Anne-du-Petit-Cap dès la construction de sa première chapelle " au lieu dit le Petit- Cap.^ " Puis, après la fondation de la paroisse de Sainte-Anne de la Pocatière, sur la rive sud du fleuve, en 1715, on prit l'habitude, pour éviter toute méprise, de la désigner sous le nom de Sainte-Anne-de-Beaupré, ou encore Sainte-Anne-du-Nord/ "

Quelle est l'origine de ce nom de Beaupré ?

OJi le beau pré ! quel beau pré ! Cette exclamation s'échappait naturellement de toutes les poitrines, lorsque les trois vaisseaux de Jacques Cartier, après avoir doublé le Cap Tourmente, poursuivaient leur course vers Stadaconé. Les belles et vastes prairies naturelles,

1. Reddition des comptes, le 10 décembre 1659, de '' Maistre Jean Picard marguillier de l'église de Sainte- Anne du petit cap. " — archives de Sainte Anne

2. R. Père Girard, C. SS. R. — Atmales de Sainte Anne de Beaupré', mai 1909 — La^ côte de Beaupré', nomenclature de ses noms. Annales, etc.

qui s'étendent le long du Saint-Laurent depuis le Cap Tourmente jusqu'au Sault-Montmorency, dominées au nord par une série d'agréables coteaux couverts de riches forêts, ne pouvaient manquer d'attirer l'attention des premiers 'Européens qui remontaient le grand fleuve jusqu'à Québec. Aussi pouvons-nous affirmer que dès ce moment, le nom de Beaupré est acquis à ce coin prédestiné de notre sol canadien.' " " A la vérité, c'est avec bonne raison, écrivait le Père Lejeune, le 17 octobre 1637, qu'on a nommé les lieux voisins du Cap Tourmente, Beau-Pré ; car les prairies y sont belles et grandes et bien unies ; c'est un lieu très commode pour nourrir quantité de bétail.^ "

Tout cela peut être parfaitement vrai ; mais ce qui est certain, c'est que le terme de Beaupré, servant à désigner la côte de ce nom, ne

1. Annales de Sainte- Anne de Beaupré, avril 1905, p. 14 et 15.

2. Relations des Jésuites, éd. de Québec, i8i;8, vol. I", rel. de 1637, p. 75.

commença à être employé qu'en 1636, alors que la Compagnie dont nous avons parlé " voulut que son domaine portât le nom caractéristique de Beaupré.^ ''

I. R. P. Girard, Annales de Sainte- Anrie de Beaupré^ mai 1909, p. 40.

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