‹ Le frère Didace Pelletier, RécolletChapitre 17 sur 99 · ibid. p · texte numérisé non relu

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2. Voir : Ferland, Cours d'histoire du Canada. Vol. i", appendice c, p. 512, 513 : colons arrivés en Canada depuis 1641 jusqu'au commencement de 1666 ; on y voit près d'une vingtaine de Dieppois notamment les deux Foubert et Georges Pelletier, et plusieurs autres des environs de Dieppe.

3. Robert Foubert se fixa à Sainte-Anne-de-Beaupré, ainsi que nous l'avons dit précédemment, Philippe Foubert se fixa comme meunier au Cap de la Madeleine. Le 17 décembre 1652, par devant le notaire Ameau, il acheta de Jean Sauvaget, procureur fiscal et habitant des Trois-Rivières, une terre de deux arpents de front sur le fleuve et de quarante arpents de profondeur. — Archives du Parlement de Québec, carton : Archives des Trois-Rivières, documents divers, carton I. — Cette

fussent chacun trop pauvres pour payer les frais de passage, soi par mesure de prudence en cas d"insuccès, ni Georges Pelletier, ni les deux Foubert n'amenèrent leurs femmes. Ce ne fut qu'en 1656 qu'elles vinrent rejoindre leurs époux dans la nouvelle patrie. Ceux-ci, n'ayant pas les moyens de subvenir aux frais du voyage, s'adressèrent au Père Paul Ragueneau, Jésuite, et passèrent avec lui un acte dans lequel il est dit : "sont comparus Philippe et Robert Foubert frères, lesquels ont dit et déclaré qu'ils désiraient faire venir en ce pays de la Nou-

date du 17 décembre 1652 prouve que Philippe Foubert était arrivé en Canada au moins dans le cours de cette année-là. En maintenant qu'il ait fait le voyage avec Georges Pelletier nous aurions une présomption de plus que le père du Frère Didace vint en Canada en 1652. D'ailleurs la triste aventure arrivée à son frère en 1651, le désir qu'il avait de s'éloigner d'une place lui rappelant de si pénibles souvenirs, nous inclinent aussi fortement à penser qu'au printemps suivant, dès l'ouverture de la navigation, Georges Pelletier s'embarqua pour la Nouvelle-France.

velle-France leurs femmes/ lesquelles sont en Prance, et la femme d'un nommé Georges Pelletier demeurant au Follet à Dieppe et une fille appartenant au dit Philippe Foubert.^ " Ils reconnaissent que n'ayant pas tout l'argent nécessaire, "ils auraient eu recours au R. P- Ragueneau auquel ils auraient présentement l)aillé la somme de cent livres tournois par

1. Les deux frères avaient dû épouser les deux sœurs, <iu moins leurs femmes portent le même nom patronymique ; Robert avait épousé Marguerite Rivière, et Philippe Marie Gefifine Rivière. Tanguay n'a point connu ce dernier couple, qui ne figure pas dans son » Dictionnaire crénéalogique des familles canadiennes ». Philippe Foubert mourut au plus tard en 1661, puisque le 23 décembre de cette année, sa femme, défenderesse dans un procès que lui fait le procureur fiscal du Cap de la Madeleine, est dite "veuve Philippe Foubert." — archives du Parlement de Québec, carton : archives des Trois- Rivières — documents divers, carton l.

2. Cette fille s'appelait Marie: baptisée en 1641 elle -épousa aux Trois-Rivières, le 16 septembre 1656, Jean Cusson. Le notaire du même nom est un de leurs enfants.

avance sur ce qui pourra appartenir aux capitaines ou maîtres de navires ou autres touchant leur passage ; lequel R. P. Ragueneau inclinant charitablement à leur demande et requête se serait chargé de demander leurs dites femmes et donner ordre à ce qu'elles puissent être embarquées pour venir en ce pays à condition toutefois qu'il serait remboursé " pour ce qu'il aurait lui-même avancé.'

Cet acte confirme péremptoirement ce que nous avons déjà dit, que Georges Pelletier du Pollet s'était marié en France ; et nous pouvons en conclure qu'il n'avait pas d'enfants quand il vint dans la Nouvelle-France. Cette entente avec le Père Ragueneau fut faite le 28 septembre 1655, c'est-à-dire avant le départ des vaisseaux pour la France ; de sorte que le Père Jésuite fît savoir à Dieppe ses ordres par les navires qui laissèrent Québec dans l'automne de 1655. Catherine Vannier et les «pouses des deux Foubert eurent tout l'hiver

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