‹ Le frère Didace Pelletier, RécolletChapitre 40 sur 99 · Premier établissement de la foi. vol. 11, p · texte numérisé non relu

Premier établissement de la foi. vol. 11, p

2. Archives de Versailles. Fonds Récollets. — Dans Y Histoire chronologique de la Nouvelle- France^ publiée par Eugène Réveillaud, Paris, 1888, on lit aussi, page 38, qu'à Percé " il y vient tous les ans six ou sept navires pescheurs et souvent dix ou onze." Cela représente de suite parfaitement les 4 à 500 pêcheurs dont parle Leclercq. Un mémoire fait à Percé le 12 juillet 1676 par un homme du métier, Jean de Berraute, de Biarritz, sur "ce qu'un navire de dix chaloupes doit avoir pour la pescherie et laisser à terre pour hiverner, " porte : " premièrement il faut avoir cinquante hommes sur quoy on

lation blanche sédentaire n'était pas nombreuse à Percé ; nul doute que les seigneurs de l'endroit durent espérer voir s'accroître le nombre de leurs censitaires en leur facilitant les secours religieux par l'établissement permanent des Récollets.

Les seigneurs de l'Ile Percée étaient en 1673 Pierre Denis sieur de La Ronde, le père du Récollet Joseph Denis, alors élève au collège des Jésuites de Québec, Charles Bazire que nous avons aussi déjà nommé, et Charles Aubert de La Chesnaye. Leclercq affirme que les Récollets furent appelés à desservir l'Ile Percée sur la demande expresse de " Messieurs Denis et Bazire.'" L'autorité ecclésiastique

peut laisser à terre quinze hommes, qui est l'équipage de trois chaloupes." En prenant un navire de "dix chaloupes" comme moyenne grandeur, car il y en avait de plus grands, et il pouvait y en avoir de plus petits, huit navires donnent 400 et dix 500 hommes.

Le mémoire est dans la collection Clairambault, BibL Nat., Paris, n° 1016, fol 295.

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