Archives de Sainte- Anne-de-Beaupré
2. Greffe de Québec, liasse 57, n° 2276 ; " partage de la terre de feu Georges Pelletier. "
3. Tous les membres de sa famille l'avaient précédé dans la tombe: son épouse en 1684, son fils, le Frère Didace, en 1699, ses deux filles, Catherine en 1690 et Marie Madeleine en 1701.
que l'acte de sa sépulture entré dans le registre particulier des Récollets est introuvable comme le registre lui-même.
Cette lacune existe aussi pour la sépulture du Frère Didace. Nous ne savons où prendre le- registre tenu au couvent des Trois-Rivières, et dans lequel nous trouverions l'acte de sépulture du saint Frère. Nous le regrettons d'autant plus que cet acte nous aurait appris, dans une certaine mesure, ce que furent les funérailles du Frère Didace.
Il n'y a aucun doute que le précieux corps ait été inhumé dans l'église des Récollets. Toutefois comme cette église n'était pas terminée, on peut croire qu'une inhumation temporaire fut faite ailleurs sur le terrain des Récollets. Un fait qui pourrait confirmer cette supposition est celui-ci : à Québec, " on vénérait, dit l'auteur déjà cité de l'histoire manuscrite de Dieppe, sa tête enchâssée dans une pyramide dans la sacristie de l'église des R. Pères Récollets. " Or, ce fait suppose nécessairement une exhumation, cela se conçoit ; par suite, on pourrait avec beaucoup de raison
faire concorder cette exhumation avec l'inauguration de l'église des Récollets des Trois- Rivières, qui eut lieu entre 1700 et 1704 ; en tous cas, d'après le contexte de l'histoire ma" nuscrite de Dieppe, le chef du Frère Didace avait été transporté à Québec avant que les "Actes " du serviteur de Dieu fussent envoyés à Rome, ce qui fut fait en 1719. Nous tenons à faire cette constatation, parce qu'on pourrait être tenté de rapprocher ce fait du suivant. Les dévots au Frère Didace et ceux qui s'intéressent à son histoire ont toujours été dans la persuasion que le couvent et l'église des Récollets des Trois-Rivières, qu'on peut voir encore sur la rue Notre-Dame, sont le couvent habité par le saint Frère et l'église bâtie par lui. Il n'en est rien. L'emplacement seul est le même ; les bâtiments ont tous été reconstruits. Le couvent a été rebâti en 1742 ; et au printemps de 1754 on posa les fondations de l'église, mais en la rapprochant de la rue Saint-François, ce qui permit d'allonger le couvent. Or, ces travaux et surtout ce déplacement de l'église durent nécessiter une exhu-
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mation de tous les corps, y compris celui du Frère Didace, inhumés dans la première église, pour être déposés dans la nouvelle chapelle. Il eût été facile à ce moment de séparer des autres ossements le chef du Frère Didace pour le porter à Québec ; mais cela ne paraît pas probable après ce que nous avons déjà dit précédemment.
Nous avons écrit plus haut, sans donner aucune preuve, que le précieux corps du Frère Didace avait été inhumé non dans l'église paroissiale desservie par les Récollets, mais dans l'église du couvent des Récollets desTrois- Rivières. Nous allons y suppléer par les deux citations suivantes extraites des Actes du Frère Didace : Le 2 septembre 1704, un trifluvien, Jean-Baptiste Pottier, dont la femme était redevable de sa guérison au Frère Didace, s'adressant au Père Joseph Denis, lui écrit que son épouse avait promis " d'aller durant neuf jours dans votre église ou repose son corps (du Frère Didace) lui présenter ses vœux • . . " Ce qui suit a encore plus de force, et, comme le témoignage de Jean-Baptiste Pottier, ne laisse pas de place
au doute. " Nous soussignés Commissaire Provincial des Récollets missionnaires du Canada, Président du Couvent de Québec, les Vicaire, Père Maître des Novices et discret du dit couvent, certifions avoir ouï le rapport qui nous a été fait par le nommé François Lefebvre autrement Anger-" lequel (étant malade) "se serait senti fortement inspiré d'implorer le secours de feu le vertueux Frère Didace Pelletier, Religieux Récollet mort depuis environ lo à 1 1 ans, inJnimc dans notre église de la ville des Trois-Rivières- • ■ " Cet acte ou procès-verbal est du " vingtième de janvier de la présente année mil sept cent neuf," et est signé des personnages ci-dessus désignés. Ecrits par des Récollets, ces mots " inhumé dans notre église de la ville des Trois-Rivières" sont si clairs que l'abbé Verreau les a ainsi commentés : " c'est donc dans l'église du couvent et non dans celle de la paroisse que le Frère Didace a été inhumé.' " Et l'abbé Henri-Raymond Casgrain a écrit lui aussi: " il a été inhumé dans l'église