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NOUVELLES FAVEURS

EN 1891, Monsieur l'abbé Charles Trudelle, écrivant, dans la Semaine Religieuse de Québec, sa biographie du Frère Didace, terminait son étude par ces lignes : " Qui sait si la confiance en ce grand serviteur de Dieu, renaissant aujourd'hui, de nouvelles faveurs extraordinaires ne seraient pas obtenues par son intercession ? Alors on pourrait espérer de voir un jour son nom inscrit au catalogue des saints que l'Eglise honore d'un culte public. Quelle gloire pour nous Canadiens-Français ! "

Sans doute, ce serait une grande gloire pour les Canadiens-Français de voir le Frère Didace leur compatriote placé au nombre des saints qui ont droit aux honneurs de l'autel. Cela arrivera-t-il ? Dieu le sait. Mais si la cause du Frère Didace n'a besoin, ainsi que l'insinue M. Trudelle, que de nouvelles faveurs obtenues par l'intercession du serviteur de Dieu, cette cause sera facilement gagnée, car les faveurs sont nombreuses et la voix de la reconnaissance retentit de nos jours comme autrefois.

Cette voix de la reconnaissance a trouvé de l'écho dans plusieurs publications ; et il suffit d'en feuilleter les pages pour qu'il s'en échappe en quelque sorte un concert harmonieux de voix redisant, dans un accord parfait, la puissance du serviteur de Dieu. Nous devons signaler tout particulièrement la Revue du Tiers- Ord7'e,' qui, depuis 1891, l'année même où les

I. Cette revue a commencé à paraître à Montre'al en 1884, sous le titre : Pefi/e Revue du Ticfs-Ordfe et des intérêts du Cœur de Jésus. En 1889, elle s'appelait sim-

Franciscains en devinrent les directeurs, n'a pas cessé de s'intéresser à la cause du Frère Didace et s'est toujours fait un devoir de publier dans ses colonnes les témoignages de gratitude des protégés du saint Récollet. Dès le mois de novembre 1891, les rédacteurs faisaient connaître leur intention à ce sujet. Après avoir affirmé que " plusieurs personnes " avaient depuis peu "obtenu des guérisons remarquables, " ils ajoutaient cet avis : " Nous serions bien reconnaissants aux personnes qui, après avoir invoqué le Frère Didace, en auraient obtenu un secours évident, de nous le faire savoir, afin que nous puissions, à la gloire de Dieu et de ce bon religieux, insérer dans la Revue le catalogue de ces bienfaits. Un jour

plement : Petite Revue du Tiers-Ordre de Saint- François. En 1890, les Franciscains étant arrivés à Montréal, la Petite Revue annonça à ses lecteurs, dans son numéro de janvier qu'elle cessait un moment sa publication pour reparaître prochainement sous la direction des Pères du

premier Ordre avec le titre de : Revtie dic Tiers-Ordre et

de la Terre-Sainte.

ils pourraient servir à introduire la cause de ce religieux franciscain et canadien. " Cet avis fut compris, et dès le mois de janvier 1892, la Revue du Tiers-Ordre et de la Terre-Sainte publia des témoignages d'actions de grâces au bon Frère Didace et depuis lors elle a continué à en publier ; elle en publie encore. Nous n'avons pas essayé de réunir les faits qui ont pu être relatés dans d'autres revues ou dans les journaux. Un tel travail, très long par les recherches qu'il exigerait, n'était pas nécessaire pour atteindre le but que nous avions en vue en signalant les faveurs attribuées, de nos jours, au bon Frère Didace. Nous avons trouvé, dans la Revue du Tiers-Or^dre et de la Terre- Sainte, ample matière à ce sujet. Dans cette seule revue en effet ont été publiés, de 1892 à 1910, plus de cinq cents témoignages de reconnaissance envers le serviteur de Dieu. A ce chiffre fort éloquent, ajoutons les faveurs relatées dans d'autres publications, ajoutons aussi celles, certainement nombreuses, qui sont demeurées le secret de ceux qui les ont obtenues, et nous pourrons conclure que la dévotion au

Frère Didace a refleuri avec une intensité peu ordinaire.

Et cette dévotion au serviteur de Dieu estelle locale ? Ce concert d'actions de grâces vient-il seulement d'une ville ou même d'un comté ? Ce n'est pas assez dire. La voix de la reconnaissance a retenti un peu partout dans la Province de Québec ; elle est même venue du nord-ouest, et aussi des Etats américains : New-York, Michigan, Illinois, Massachusets, et du Maine. Nous avons même entendu une voix, canadienne il est vrai, venant de Lourdes ; nous lui ferons écho.

De plus ces témoignages de reconnaissance, de qui viennent-ils ? Le plus grand nombre vient de chrétiens et de chrétiennes, de tout âge et de toute condition, vivant dans le monde ; il y en a aussi venant de membres du clergé séculier, de religieux et de religieuses ayant obtenu pour eux-mêmes quelque grâce, ou se faisant les interprêtes de la reconnaissance des autres et authentiquant par leur signature la vérité et la sincérité des faits. Plusieurs récits de guérisons sont accompagnés de certi-

ficats délivrés par des docteurs en médecine. Enfin quelles faveurs a-t-on demandées et demande-t-on au Frère Didace ? D'après les témoignages que nous avons sous les yeux, le plus souvent il s'agit de faveurs temporelles ; les uns lui ont demandé de l'ouvrage, une situation, d'autres d'être protégés dans un danger imminent ; d'autres lui ont recommandé des affaires commerciales, le succès dans des examens, le recouvrement d'objets perdus ; le plus souvent ce sont des malades de toute sorte qui lui ont demandé la santé. On a aussi de nos jours invoqué le Frère Didace pour obtenir des faveurs spirituelles, le succès d'une vocation, la délivrance de tentations pénibles, la conversion de personnes éloignées des pratiques de la Religion, ou adonnées au vice de l'ivrognerie, et bien d'autres faveurs, qui ne sont pas autrement désignées que par ces mots ou d'autres équivalents : une grâce, une grande grâce, une faveur spirituelle obtenues.

Ces remarques faites, nous allons reproduire, sinon toujours en entier, du moins dans

ce qu'elles ont d'essentiel, un certain nombre des faveurs attribuées, de nos jours, à l'intercession du bon Frère Didace. Nous commencerons par rapporter des faveurs spirituelles, puis quelques faveurs temporelles, autres que des guérisons, réservant celles-ci pour le chapitre suivant. Commençons par des conversions.

Conversions d'ivrognes : " Sans avoir été averti de rien, un ivrogne promet de se convertir juste le jour où sa famille termine en secret une neuvaine au Frère Didace. "

Une famille fait une neuvaine pour la conversion d'une personne qui la déshonorait par des habitudes d'ivrognerie ; aussitôt un changement se fait remarquer dans cette pécheresse, et la suite prouve qu'il s'agit d'une conversion sérieuse et durable. "

" Un père de famille gémissait depuis trois ans de voir son fils livré à des excès de boisson qui l'avaient conduit en prison pour un an et réduit au manque de travail. Sur un conseil qui lui fut donné, le père donne à son fils du thé où avait trempé une image du Frère

Didace. Depuis cette expérience, l'ivrogne incorrigible se trouve si bien transformé qu'il éprouve pour la boisson autant d'horreur que si c'était du poison."

Mon mari faisait la désolation de tous ceux qui l'aimaient, par ses habitudes incorrigibles d'ivrognerie. J'étais près de me décourager, lorsque je m'adressai au bon Frère Didace. Il daigna m'exaucer au bout d'une neuvaine. Voilà deux ans qu'il a guéri mon mari de sa funeste passion et il n'y a pas eu de rechute depuis. "

Par l'intercession du bon Frère Didace, des âmes ont été ramenées à la pratique de leur sainte Religion. " Un jeune homme faisait le déshonneur de sa famille par son irréligion. Depuis sept ans il n'avait pas rempli son devoir pascal, manquait la messe, ne faisait aucune prière, pas même le signe de la croix. Or, durant une neuvaine au bon Frère Didace, faite à son insu, il se confesse et fait la sainte communion, à la grande joie de toute la famille. "

" Mon frère restait éloigné des sacrements

•depuis quatorze ans. Malgré nos remontrances réitérées il s'obstinait à ne point remplir ses ■devoirs. Nous en étions d'autant plus désolés qu'il est père de famille et que ses enfants devenaient assez âgés pour souffrir d'un tel scandale. Nous nous recommandâmes au bon Frère Didace par une neuvaine, et aussitôt après la neuvaine, mon frère se rendit à confesse pour accomplir son devoir pascal. "

Dans des fo3^ers désunis le bon Frère Didace ■a ramené la paix et la concorde.

"Actions de grâces au bon Frère Didace pour la paix et l'union d'une famille. " Ce témoignage, venu de Saint-Luc, comté de Saint-Jean, est de la main de Monsieur J. C. Coaillier, prêtre, curé.

Un mari séparé de sa femme s'était complètement livré à la boisson et ne faisait plus de religion depuis plusieurs années. Une neuvaine au Frère Didace a obtenu un changement parfait.

De Worcester, Massachusets, une mère de famille a écrit : "Des contestations de famille m'avaient mise dans la pénible nécessité de

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répondre âmes enfants en cour de justice. Afinque le scandale fut évité et que mon cœur de mère ne fut pas soumis à cette épreuve, je suppliai le bon Frère Didace et promis de publier la grâce que j'obtiendrais par son entremise. Grâce soit rendue à Dieu, par les prières de son grand serviteur, l'affaire s'e.st réglée suivant ma demande. "

Ceux qui invoquent le serviteur de Dieu pour eux-mêmes voient eux aussi leurs prières écoutées. Nous avons signalé déjà le témoignage des Ursulines des Trois-Rivières, dont plusieurs se reconnaissent redevables de faveurs spirituelles au bon Frère Didace. En 1894, une religieuse hospitalière de Saint-Joseph, Hôtel- Dieu d'Arthabaskaville, écrit : "Je viens payer une dette de reconnaissance au bien aimé Frère Didace en vous priant de vouloir bien donner la publicité de votre Revue à la faveur signalée que j'ai obtenue par l'intercession de ce bon religieux. Ayant entendu parler des miracles et des faveurs extraordinaires obtenues sur le tombeau de ce Frère, pleine de confiance, je promis que, s'il m'obtenait une grâce

spirituelle que je sollicitais depuis longtemps, je la ferais publier. Je l'ai obtenue ainsi que plusieurs autres. "

Une autre personne dit: "Le bon Frère Didace vient de nous obtenir dans toute sa plénitude une grâce spirituelle sollicitée depuis nombre d'années. "

Une personne est délivrée d'une grave tentation : " J'étais obsédée par une tentation qui ne me laissait pas de relâche et qui m'avait presque réduite au désespoir. J'ai invoqué le bon Frère Didace, et depuis, la tentation a fait place à un calme parfait. "

Des jeunes filles, entrées en communauté, voient leur persévérance menacée par des infirmités corporelles, elles ont recours au Frère Didace et les infirmités disparaissent.

Citons ici le témoignage venant de Lourdes, du monastère des Clarisses. C'est une novice canadienne qui parle: "Je souffrais d'une inflammation de genoux qui aurait été un obstacle à ma persévérance dans ma vocation, si je n'en avais été délivrée. Avec mes compagnes, j'invoquai dans plusieurs neuvaines mon

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aimable compatriote, le bon Frère Didace, que l'on proclame à si juste titre le bienfaiteur des Canadiens. Aujourd'hui que je suis guérie, je n'hésite pas à lui attribuer une faveur si importante pour mon avenir religieux. "

A ces faveurs d'ordre spirituel, ou obtenues en vue d'un bien moral, et dont nous pourrions encore allonger la liste, ajoutons quelques faits d'ordre matériel, autres cependant que des guérisons.

" Monsieur B*** était chargé par le gouvernement d'arpenter des terres au Nord-Ouest. Le lieu qui lui avait été assigné était tout à" fait dépourvu d'eau. Pour approvisionner la petite caravane qui l'accompagnait, il fallait parcourir une longue distance de 20 milles qui les séparait d'une rivière. C'était une dépense considérable de temps et d'argent. M. B*** est un chrétien plein de foi. Il eut recours à Dieu. Il lui demanda, par l'intercession du Frère Didace, de lui faire découvrir quelque source qui le dispensât d'un si long voyage. Sa prière est accompagnée d'une promesse : s'il est exaucé il fera chanter une messe pour obtenir

à son intercesseur les honneurs de la béatification. Il cherchait déjà depuis longtemps, ses employés cherchaient avec lui et ne trouvaient pas. Sa promesse faite, il lance son cheval de l'avant un peu à l'aventure pour continuer ses décourageantes recherches. L'animal, laissé à lui-même, fait quelques pas et le conduit comme d'instinct à un bouquet de verdure qu'un pli de terrain leur avait caché jusqu'alors. Surpris de voir cette verdure, M. B*** se hâte de descendre de cheval ; il examine et, tout heureux, découvre qu'un humble filet d'eau arrosait ce lieu et produisait cette verdure. C'était peu, mais c'était suffisant pour la petite caravane. "

Monsieur Joseph Aubin, curé de Sainte- Rose, comté de Laval, raconte le fait suivant : "Alfred Saint-Louis, de mon village, voyant sa maison sur le point d'être détruite par l'incendie d'une maison très rapprochée de la sienne, prit l'image du Frère Didace et la fixa sur sa maison, en face de l'incendie, en promettant que si le bon Frère préservait sa maison du feu, le fait serait publié dans la Revue.

Sa maison ayant été préservée contre tout espoir, dans l'esprit des témoins de l'incendie, il veut que sa promesse soit accomplie. "

Le Frère Didace ne dédaigne pas de s'intéresser aux affaires commerciales de ceux qui l'invoquent. " Une neuvaine en l'honneur du bon Frère nous a empêchés de conclure une très mauvaise affaire temporelle. Une autre neuvaine nous a permis d'en faire une excellente. Double reconnaissance au bon Frère Didace. " "Me trouvant dans un grand embarras au sujet d'une affaire très importante^ je m'adressai au bon F'rère Didace, lui abandonnant tout le soin de cette affaire, avec promesse d'en faire connaître le résultat dans la Revue, s'il m'était favorable. Tout a réussi au gré de mes désirs. "

Un trifluvien qui signe "un compatriote du Frère Didace " se permet de dire que " Saint Antoine n'est pas le seul à faire retrouver les objets perdus, " et il le prouve par le fait suivant : "Je regrettais beaucoup la disparition d'un document qui m'était indispensable pour mes affaires. Je me suis mis en prière en me

recommandant à notre bien aimé Frère Didace. De nouveau je fis des recherches et l'objet introuvable se présenta comme de luimême sous ma main. "

Des personnes, manquant d'ouvrage pour gagner le pain de chaque jour, en ont demandé au Frère Didace et ont été exaucées. Une personne de Saint-Remi, comté de Napierville, dit : ** J'étais sans ouvrage depuis plusieurs mois, lorsque je promis au bon Frère Didace, s'il m'en procurait, de faire une neuvaine en son honneur et de publier la faveur dans la Revue. Le dernier jour de ma neuvaine je fus exaucée. Ce n'est pas la seule faveur que j'obtiens ainsi. "

Un tertiaire de Québec s'acquitte d'une promesse en témoignant avec reconnaissance que le bon Frère Didace lui a obtenu une situation. Son témoignage est contresigné par le Rév. Père Perron, Oblat de Marie Immaculée.

Il y aurait encore d'autres témoignages à citer, faisant connaître diverses faveurs temporelles ; mais il nous paraît suffisant d'ajouter

que le Frère Didace écoute les prières que ses fidèles serviteurs lui adressent dans toutes leurs nécessités spirituelles et corporelles. Les faits que nous allons rapporter dans le chapitre suivant achèveront de faire ressortir pleinement la vérité de notre assertion, en manifestant l'empire exercé sur les maladies par le serviteur de Dieu.

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