‹ Le frère Louis [microforme]Chapitre 3 sur 15 · L® FRÈRE LOUIS · texte numérisé non relu

L® FRÈRE LOUIS

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contre une grande partie de cette bonne novvelle qu’ils ont annoncée au prix des plus grands sacrifices !

Mais que n’altèrent pas les temps impitoyables ?

a dit un poète, et comment éluder cet arrêt : tu mourras, morte morieris ” porté contre l’homme devenu coupable et qui atteint tout ce qu’il possède comme tout ce qu’il fait dans l’ordre matériel? Ce que disaient les anciens est encore vrai aujourd’hui et le sera toujours : “ Nous sommes dûs à la mort ainsi que tout ce qui nous PRE morti debemur nos nostraque.” Oui, tout change et tont doit périr, excepté les paroles de J'ésus- Christ et l'Eglise qu’il a fondée sur la pierre et contre laquelle les portes de l'Enfer ne prévaudront jamais. Cœlum et terra transibunt, verba autem mea non transibunt.—Æt portæ inferi non pre bunt adversus eam.

Cela n'empèche pas cependant qu’ on .. . à

doit faire tous les efforts possibles pour

conserver et perpétuer le souvenir des

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bienfaiteurs et des bienfaits reçus, afin de ne pas mériter le sanglant reproche d’ingratitude. Et quand c’est tout un peuple surtont qui oublie de témoigner sa reconnaissance ct mérite ce reproche d’ingratitude, c’est une tache qui semble bien grande et presqu’indélébile. Au contraire, les honneurs rendus aux grands hommes et aux bienfaiteurs de la patrie, semblent être un gage de là grandeur future C’un peuple et un fort encouragement pour le faire avancer À grands pas dans le chemin de la prospérité et de la gloire. Témoins, entre autres, les Romains qui ne manquaient pas d'élever des statues, des arcs de triomphe et des temples même à leurs grands hommes ; ct cependant, ces grands citoyens, auxquels on allait jusqu’à accorder les honneurs de la divinité, étaient loin de surpasser, d’égaler même les héros du Christianisme. Le brigand Romulus, par “exemple, dont on a voulu faire un dieu, … méritéit-il plus d'honneur et de reconnais- sance que le brave et pises fonaMenr de

10 7. LE FRÈRE LOUIS On peut bien dire aussi que c’est bien la volonté de Dieu que les peuples conservent le souvenir des grandes et bonnes actions des ancêtres, afin de les imiter ; car l’Ecriture Sainte parle toujours avec élogede ce cultedesancêtreset du souvenir de leur belles actions. ‘“ Souvenez-vous des œuvres qu'ont faites vos pères, disait avant de mourir Mathathias, père des Machabées, à ses enfants, et vous recevrez une grande gloire, et un nom immortel.

Mementote operum patrum quæ fecerunt. .

et accipielis gloriam magnam et nomen æternum. (1) Le plus ancien detous les monuments connus et le premier dont parle l’Ecriture Sainte, a été érigé par l’ordre même de Dieu. On lit en effet au livre de Josué que, lorsque les Hébreux eurent passé le Jourdain à pied sec, Dieu dit à Josué de choisir douze hommes, un de chaque tribu, et de leur commander d’emporter

du milieu du lit du Jourdain, où les pieds | des prêtres s'étaient arrêtés, douze pierres

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