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“très dures et de les mettre dans le camp au lieu où ils devaient dresser leur tentes, “ afin, dit Josué au peuple qu’il conduisait, que Ces pierres servent de signe et de monument parmi vous ; et à lavenir quand vos enfants vous demanderont :
Que veulent dire ces pierres ? vous ré- .pondrez : Les eaux du Jourdain se sont séchées devant l'Arche de l'Alliance du Seigneur, lorsqu’elie passait au travers de ce fleuve ;"c’est pourquoi ces pierres ont été mises en ce licu pour servir aux enfants d'Israël d’un monument éternel. ” (1) Pour nous Canadiens, dont les ‘ pères
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2 issus de 1 France étaient. l’élite des ur guerriers ” nous dont l’histoire offre de si He aix modèles : à imiter dans l’ordre civil
ot religieux ; : nous qui sommes 81 justement fiers de ces grands patriotes qui ont soutenu de si généreux combats, afin de vaincre les obstacles qu’il fallait surmon- t. ter. pour placer et consolider les assises de nos libertés actuelles et de notre grandeuf future, n'oublions pas | ce que nous
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à} Josué, IV, 6 et 7. td ee
leur devons. Mementote operum patrum quæ fecerunt.
Un peuple s’honore et travaille pour sa gloire lorsqu'il élève des monuments à ses héros et à ses grands citoyens.
N’étions-nous pas en effet fiers de notre . nom et de notre nationalité ct ne sentions-
nous pas notre patriotisme fortement re-
trempé, lorsqu’au 24 juin 1889, réunis autour du monument Carticer-Brébœnf, nous comparions notre situation présente avec ie passé de notre glorieuse histoire, dont le tableau, contrairement aux chefsd’œuvre de la peinture, est d'autant plus beau qu’il n’a presque point d’ombres ?
Il semble qu’en ce jour nous nous sentions grandis de tout l’espace compris entre l'arrivée de Cartier au ruisseau Lairet et l'inauguration de son monument, Wolfe et Montcalm, ainsi que les braves tombés au champ de l'honneur sous leurs -commandements, ont depuis longtemps leurs monuments ; on vient d’inaugurer celui dé Jacques Cartier et des premiers
| Jésuites, epérons que Champlain, Mg .
LE FRÈRE LOUIS FE de Laval, la vénérable mère de l’Incarnation, et autres noms illustres de Québec, ne resteront pas dans l’oubli.
Et vous, bons et humbles Frères Récollets, quand pensera-t-on à vous ?
Il est vrai qu’à l'Hôpital-Général on conserve des souvenirs, vieux de plus de 250 ans, de leur séjour en ce lieu ; mais ces souvenirs sont dûs aux travaux des Récollets eux-mêmes et ne sont pas des monuments de la reconnaissance du pays.
N'oublions pas que les monuments sont des livres pour le peuple et que c’est au moyen de ces livres qu’on peut lui rappeler ou même lui apprendre l’histoire de son pays ; car lorsque quelqu’un, passant près d’un monument, demande, comme les Hébreux: “Que veuleut dire ces pierres ?. : Quid sibi volunt iii lapides ? IL y a toujours des amis de l’histoire, de vrais patriotes, qui se font un plaisir, comme ün devoir, de faire congaître la vieet les hauts fuits de coux dont des ons “sont gravés sur le marbre.
… Ces réflexions me sont D par
| Poeme
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la vue de l’oubli dans lequel on laisse la mémoire des premiers missionraircs du pays, de ces humbles enfants de saint François, dont le dernier survivant à Québec va faire le sujet privcipal de cette étude, C’est donc dans le but d’arracher à l'oubli et de perpétuer le souvenir d’un bon et saint religieux, qu’un grand nombre des anciens citoyens de Québec ont connu, que je livre à la publicité ces notes historiques sur le dernier des Frères Récollets à Québec, le vénérable Frère Louis.
Le nom de famile du Frère Louisétait Louis-François Martinette dit Bonami.
Mais où ct quand est-il né ? Quels étaient les noms de sor père et de sa mère ?
Quand est-il entré au monastère des Récollets ? Voilà autant de questions auxquelles je ne puis réponc! re, faute de reu-
seignements nécessaires. (1) Seulement
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(i) Le Dictionnaire niaioaine de Mgr Tayquay
pe donne gi not: sur le Frire Louis, ni eur 88
mt tres. Ses Iêvvs, mesdames Letelicret Vincert, ot dit qu’il devait être né daïs Ja paroisse du st
LOUE TEE TS su diocèse de Montréal.
Gaguon, dans na article sur le fran de Ca 0%; ditiqu'il est né à | “Assomption. J'ai écrit it eux gurés Fe de ces paruisses sh LL m'ont répondü que -. son or n'
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