VAT.ÈRE
Enfin , enfin nous épousons.
Bientôt !
VALÈRE
Bientôt.
LISIMON, à son frbre.
Eh , voilà donc ta censure en défaut!
Accuse encor la cour de brigues, de caprices,
Et peins nous tous ses choix comme autant d’injustices. Je te plains. Te voilà sans moyens de fronder.
Yiftoa / r *
i4 LE FRONDEUR,
11 faut voir s’ils auront l’esprit de me garder.
Le courtisan malin, dans son humeur volage,
S’amuse quelquefois à briser son ouvrage.
Je te l’ai déjà dit, et le redis encor,
De bonté , de vertus, le maître est un trésor.
Ainsi que tous les siens. Mais il ne peut tout faire.
Les confidens, hélas! sont un mal nécessaire.
Pour de si grands travaux il faut bien du secours;
Et l'intrigue à l’affût se glisse dans les cours.
Attendons.
LISIMON.
C’est bien dit. Mais, quoi qu’il en advienne. Unissons sans délai ta famille et la mienne.
C’est très-fort mon projet.
LISIMON.
Que ce soit dès demain. VALÊRE.
Pourquoi pas aujourd’hui?
CLITANDRE
Sans doute.
De quel train
Vous allez, mes amis, avant que la nouvelle De ma promotion soit même officielle !
Cette heureuse alliance aura bien plus d’éclat Quand j’aurai pris ma place au timon de l’Etat.
J’ai le dessein d’en faire une superbe fête,
Et d’avance j’en ai tout le plan dans la tête.
Mon cher oncle , l’éclat ne fait point le bonheur.
*urn