SCÈNE XIII
JULIE
Ah! que des malheureux je sois la protectrice,
C’est l’unique faveur où prétendent mes vœux.
Que viens tu me parler ici de malheureux?
C'est bien moi qui le suis.
ERMINE
La finance et la guerre
Etoient à votre choix.
On me laisse ma terre Où je vais consumer le reste de mes ans.
Pour n’être pas témoin des sottises du temps.
CL1TANDRE.
Oui, laissez le fardeau des affaires à d’autres,
Mon cher oncle, et vivez pour vous et pour les vôtres.
JULIE
La douleur s'adoucit par le calme des champs;
Vous oubllrez la vôtre aux bras de vos enfans.
VALÉRE
C’est là qu’est le bonheur, sans frais, sans étalage.
Et rien n’est plus touchant qu'une noce au village. DORIVAL.
Vous ôtes assuré de Ce plaisir si doux;
Mais non pas pour demain ; nous partirons sans vous. VALÈRE.
Mon oncle...
CLIT ANDRE
Permettez.
Instance superflue.
Il faut vous résigner. La chose est résolue.
Adieu.
{Il sort.)
■ mi
LISIMON {avant de le suivre).
Je vais tâcher d adoucir celte humeur,
Et de le ramener. . • • ,