‹ Le frondeur, comedie en un acte et en versChapitre 7 sur 26 · SCÈNE IV. ii · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. ii

Sais -tu que tes délais font quatre malheureux?

Quatre, sans me compter; car je souffre comme eux. Sais-tu bien que malgré l’ardeur qui les inspire,

Ces enfans n’ont bientôt plus grand'chose à se dire.

Tout s’épuise à la fin. Je crois , pour varier Leur situation, qu’il faut les marier.

Qu’en dis-tu ?

Je n’ai point de secret pour mon frère ; J’apprends qu’un ami sûr me pousse au ministère ;

On-en donne aujourd'hui deux des plus éclatans,

Et mon sort décidé, je songe à nos enfans.

LISIMON.

Eh! pour t’en occuper, qu’as-tu besoin d’attendre?

Leur hymen d’un emploi devroit-il donc dépendre? DORIVAL.

On attendra fort peu. Voici bientôt l’instant Où je dois recevoir un avis important.

De ce qu’on m’apprendra j’aurai soin de t'instruire, Agréable, ou fâcheux, je reviens te le dire.

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