‹ Le Front du Travail AllemandChapitre 29 sur 57 · II. LE SERVICE FÉMININ · texte numérisé non relu

II. LE SERVICE FÉMININ

Le service féminin du Front du Travail assure la protection non seulement des quatre millions et demi de femmes qui exercent une activité professionnelle et ont adhéré au Front du Travail, mais encore des femmes mariées à des travailleurs appartenant au Front du Travail ou aidant leurs maris dans leur profession, ce qui représente environ onze millions de femmes. Ce service exerce une action générale sur le travail

(4) Voir Deuxième Partie, chapitre V-1v

des femmes et vise en outre à faciliter, en liaison avec d’autres œuvres, la vie de la femme qui travaille et celle de l’enfant au foyer.

Le service féminin du Front du Travail a lutté contre l’emploi des femmes à des travaux pénibles ou malsains ; les femmes ont été remplacées ainsi par des hommes dans les carrières où elles travaillaient encore tout récemment bien que ce fut interdit par la législation. Avec la reprise de l’activité économique on a veillé à ce que les femmes ne soient employées qu’à des travaux n’offrant pas de dangers pour elles et le reclassement des chômeurs a permis des échanges de place.

Le service a organisé, d’accord avec le service central des étudiants, le service volontaire de fabrique des étudiantes. Cette œuvre d’échange tend à remplacer dans les entreprises les ouvriers ayant spécialement besoin de repos, pendant leurs congés, par des étudiantes non rémunérées pendant deux à quatre semaines afin de procurer aux ouvrières un congé payé supplémentaire. Jusqu’à la fin du mois de décembre 1936, 380.380 jours de congés ont été ainsi procurés aux ouvrières.

Dans l’entreprise même, la femme de confiance du service féminin du Front du Travail fournit aux ouvrières et employées les conseils d’ordre juridique et d’ordre social dont elles peuvent avoir besoin. Elle veille à leur éducation ménagère en organisant après le travail dans les usines mêmes des cours pratiques de cuisine destinés à procurer au foyer une nourriture saine et reconstituante utilisant les ressources natio-

nales, en répandant, par exemple, la consommation du poisson en Allemagne ; le même esprit anime les conseils donnés pour les plantations des jardins, des cités ouvrières. Dans l’ameublement des pièces des maïsons, il est aussi recommandé de faire appel aux meubles en bois allemands. La femme de confiance joue enfin un rôle considérable auprès de la future mère ; elle lui indique le médecin du service de santé, lui remet des bons lui permettant de prétendre aux aMocations et aux prestations en nature (laït, trousseau) de la bienfaisance populaire nationalesocialiste. Parmi les femmes auxquelles vient en aide le service des mères du Reich, 50 % ui sont adressées par le Front du Travaïl. La femme de confiance conseille la fréquentation de l’école des mères avant l’accouchement. Celui-ci survenu, elle s’occupe d’envoyer, si besoin est, la femme dans un foyer des mères.

Page 1