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LA POLITIQUE SOCIALE

Le Front du Travail agit en liaison et en collaboration avec les services de l’État pour la

préparation et l’application des lois sociales.

Bien que n'étant pas un organisme d’État et n’ayant pas la personnalité juridique, le Front du Travail est responsable, devant le parti national-socialiste, de la politique sociale.

Le service social (Sozialamt) travaille en particulier à la création d’un nouvel ordre social. Divisé en section économique et en section du travail, il reçoit en outre les propositions des différentes sections du Front du Travail en ce qui concerne le perfectionnement de la réglementation existante. C’est ainsi qu’actuellement, il rassemble, de concert avec le service féminin la documentation sur la réforme de la loi sur la protection des mères en vue d’assurer un repos obligatoire plus étendu que celui actuellement prévu par la loi de 1927 et l’allocation de prestations plus importantes aux femmes en cou- . ches. Il travaille enfin en liaison étroite avec le Ministère du Travail du Reich. La loi sur le régime du travail national du 20 janvier 1934 est un exemple de cette collaboration. C’est en ce sens qu'il convient d’entendre cette administration autonome ou décentralisée {Selbstverwaltung) dont il est question dans les ouvrages juridiques allemands. En fait, il s’agit d’une administration par la bureaucratie du parti et non par des organismes émanant des intéressés eux-mêmes. Il n’existe pas, dans cette organisation, de véritable décentralisation ou d’autonomie au sens juridique du terme en droit public français et ce n’est que par des artifices de langage que l’on peut soutenir que les notions d’autonomie et de camaraderie à l’intérieur du

Front du Travail s'opposent aux principes de fonctionnarisation et d'autorité étatique.

Le service social central donne les directives générales d’après les questions qui lui sont soumises par les services sociaux des différents groupes économiques et les informations qu’il reçoit d’eux. Il doit ainsi s’occuper du droit ouvrier en général, de la protection du travailleur et de la politique des salaires. La protection du travailleur comprend notamment la rédaction de contrats d'apprentissage types, l’effort entrepris en vue de faire bénéficier de longs congés les jeunes travailleurs par l’intermédiaire des règlements collectifs de travail. Le service social représente le point de vue des employés dans les discussions nécessitées par le remplacement des contrats collectifs par des règlements collectifs pris par les Commissaires du travail. Son point de vue peut ne pas être celui de l’État. Récemment ce service a fait connaître que la question de la fermeture des magasins le samedi, combattue par une partie de l’opinion qui la juge dangereuse au point de vue économique, avait été résolue dans un sens favorable au travail ; le service social prendra soin de l’éducation des consommateurs. Il s’occupe de concert avec les commissaires du travail des questions de salaires avec la préoccupation de les maintenir à leur niveau actuel afin d'éviter toute hausse des prix.

Le service social a parfois un rôle plus actif dans la protection des travailleurs : des offices de comptabilité dont le rôle a déjà été étudié (1)

(1) Voir Troisième Partie, chapitre Il-xx1.

veillent sur les travailleurs à domicile. Des fonctionnaires du Front du Travail ont pu collaborer directement avec l’inspection du travail du Reich et effectuer notamment en 1935 et 1936, 16.573 visites d’entreprises pour contrôler l’application de la loi sur la durée moyenne hebdomadaire du travail.

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