‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 10 sur 68 · LÉON, CLAIRE · texte numérisé non relu

LÉON, CLAIRE

LÉON

CLAIRE

Léon!

LÉON

Mon Dieu, comme te voilà belle!

C’est le jour ou jamais... tenue officielle!

Tu ne comprends pas?

LÉON

Non.

CLAIRE

Fais-moi ton compliment...

Je me marie!...

LÉON.'

Oh! ciel!... toi!... vous!...

Il tombe tur une chaiie, à côté de la petite table, à gauche.

CLAIRE

Qu’as-tu donc?...

Certainement!

LÉON

Rien... pardon... je ne sais...

CLAIRE

C’est étrange.

\eux-tu de l’eau sucrée et de la fleur d’orange?...

LÉON

Non... une goutte d’eau seulement...

CLAIRE

^ En voici.

Cela te calmera... pauvre cousin...

LÉON

Merci!

C’est la chaleur...

CLAIRE

Veux-tu que j’ouvre la fenêtre...

Elle I OltVl

LÉON

De mon émotion je n'ai pas été maître...

*Je suis venu très-vite, et puis, en arrivant,

La surprise... cela me prend assez souvent...

C'est bête, n’est-ce pas?... ainsi donc, ma cousine...

CLAIRE

J’épouse un beau garçon, jeune, de bonne mine.

Riche, élégant... monsieur de Varenne... A Paris Nous allons vivre... il a des chevaux de grand prix 11 fait courir... cela m'amusera... j’adore Tout ce que je n’ai pas et tout ce que j’ignore...

Le bruit, le mouvement, le luxe, le plaisir!...

LÉON

C’est la vie !...

CLAIRE

A Paris, nous n’aurons qu’à choisir...

Quant à vous qu’on ne voit que lorsque l’on s’amuse. Pour nous abandonner vous n'aurez plus d’excuse,-

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