‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 9 sur 68 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Pourquoi subitement vous envoler ainsi.

Quand vous pouviez si bien rester tranquille ici?

Votre oncle...

LÉON

M’adorait... d’accord...

FAN N Y

Ces demoiselles...

LÉON

Aussi... trop!... que veux-tu, j’ai vingt ans!... avec elles Mon oncle ne parlait que de me marier...

On ne se laisse pas égorger sans crier !...

FAN NY

Oll !...

LÉON

Avant d’en finir, j’ai voulu voir le monde...

Je l’ai vu!... c’est toujours, plus ou moins, brune ou blonde, La même femme!... avec les mêmes jeux toujours!...

Avec le même cœur et les mêmes amours !...

Prêt à trouver tout bien, tout bon, tout agréable,

Je rentre au nid, pareil au pigeon de la fable ;

Mon éducation est faite désormais;

Ma tlièse, par malheur, ne le sera jamais !

De prendre un grand parti pour peu que l’on me presse,

Je me sens ce matin en veine de sagesse...

Je ne suis qu’un oiseau, dis-tu... je le veux bien!...

Mais un oiseau joyeux qui n’a plus peur de rien!...

Qui rentre de lui-même, en chantant, dans la cage.

F ANN Y. -

Sauf à partir demain pour un nouveau voyage.

Page 1