‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 28 sur 68 · LÉON, CLAIRE · texte numérisé non relu

LÉON, CLAIRE

Alors nous restons.

LÉON

CLAIRE

Oui, n'est-ce pas ?

LÉON

Pour ta fête

Cette fleur te dira ce que je te souhaite ;

O «elle soit sur ton cœur, ou bien dans tes cheveux,

Elle rencontrera partout un de mes vœux.

CLAIRE

Souhaite-inoi... mais non... rien... parlons d’autre chose. Des chagrins de mon cœur ne cherche pas la cause ;

Ce bal... tu me l’as dit... était délicieux...

Mes sœurs ont bien dansé, n’est-il pas vrai î tant mieux ! Autrefois Marguerite était un peu sauvage.

LÉON

Elle l’est, s’il se peut, encore davantage.

CLAIRE

Tu veux me consoler, en me disant cela ;

Marguerite s'ennuie au bal... mais elle y va.

Dans le fond de son cœur, on rêve la retraite ;

Pour Paris qu’on ignore on ne se croit pas faite.

On s’effraye en songeant à ses bruyants plaisirs,

A dormir sous un hêtre on borne ses désirs ;

Au lieu de se livrer «avec reconnaissance,

On accuse du sort la douce violence;

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