LÉON, CLAIRE
Alors nous restons.
LÉON
CLAIRE
Oui, n'est-ce pas ?
LÉON
Pour ta fête
Cette fleur te dira ce que je te souhaite ;
O «elle soit sur ton cœur, ou bien dans tes cheveux,
Elle rencontrera partout un de mes vœux.
CLAIRE
Souhaite-inoi... mais non... rien... parlons d’autre chose. Des chagrins de mon cœur ne cherche pas la cause ;
Ce bal... tu me l’as dit... était délicieux...
Mes sœurs ont bien dansé, n’est-il pas vrai î tant mieux ! Autrefois Marguerite était un peu sauvage.
LÉON
Elle l’est, s’il se peut, encore davantage.
CLAIRE
Tu veux me consoler, en me disant cela ;
Marguerite s'ennuie au bal... mais elle y va.
Dans le fond de son cœur, on rêve la retraite ;
Pour Paris qu’on ignore on ne se croit pas faite.
On s’effraye en songeant à ses bruyants plaisirs,
A dormir sous un hêtre on borne ses désirs ;
Au lieu de se livrer «avec reconnaissance,
On accuse du sort la douce violence;