‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 32 sur 68 · ACTE IJ · texte numérisé non relu

ACTE IJ

I)K VARENNE, i part.

ils lu géllCHt!

A Desrosier*.

Eli bien, comment va la santé?

A Jalabert.

Comment vont les plaisirs?

A Marguerite.

Comment va la gaité?

— las de votre Paris et de tous ses tapages,

Vous venez donc goûter la paix sous nos ombrages?

MARGUERITE

Hélas! non.

JALABERT

Nous venons seulement pour vous voir.

A notre affreux Paris nous retournons ce soir.

DE VARENNE

Vous serez mieux ici qu’au salon, je suppose;

Veuillez donc vous asseoir... l’air pur des champs repose ! C’est là que sans penser à rien, qu’à vivre heureux,

Sous les tilleuls en fleurs nous rêvons tous les deux.

JALABERT, à Claire.

Madame de Varenne aime à rêver.

CLAIRE, i JaUbeit.

Comme Eve.,.

C’est au fruit défendu bien souvent qu’elle rêve.

MARGUERITE

Nous parlons tous les jours de votre cher Brunoy.

A pari.

Oui... Je bénis lç ciel qu’il ne soit plus à moi.

Haut.

Quand reviendras-tu donc à Paris, de Varenne?

MARGUERITE, b de Vareooe.

•Vous eu étiez le roi, Claire en serait la reine.

JALABERT

Quand on abdique, on est bien vite remplacé.

DE VARENNE, * Jalabert.

De revenir ici tu me parais pressé.

JALABERT

Ma foi, tu tombes bien; demande à Marguerite, M'ennuié-je à Paris? réponds, chère petite.

MARGUERITE

Vous ne vous y plaisez que trop, certainement.

DE VARENNE, à pari.

Diable!...

Tu vois.

DE VARENNE

Je vois... je vois parfaitement.

JALABERT

Itecevez-vous souvent vos voisins de campagne?

DE VARENNE

Jamais !

CLAIRE

Nous vivons seuls, enchaînés comme au bagne

DESROSIERS, à part.

Pauvre enfant !

JALABERT

Mais Lambert qui s’est tant enrichi A la bourse... de Spa?

DE VARENNE

George!... il est...

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