‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 34 sur 68 · ACTE If · texte numérisé non relu

ACTE If

DE VARENNE, à Jalakrt.

Léon dîne souvent avec vous?

MARGUERITE

Tous les jours.

DE VARENNE

Tous les jours !

DESROSIERS, à part.

C’est étrange î

JALABERT

Oui, sept fois par semaine.

DE VARENNE, à Leon» \

Tu n'as plus que le soir pour travailler?

LÉON

A peine.

J A l.A BER T.

Le soir!... mais non... il va le soir où nous allons. '

11 est reçu partout, dans les plus grands salons;

Je le forme.

Ah!... très-bien!...

JALADERT.

J’en ferai quelque chose.

DESROSIERS, à part.

Est- ce que, par hasard...

Haut, le levant.

Mes amis, je propose Do faire un tour de parc.

A ses i.ièces.

Vous viendrez avec nous.

JALABERT, bas à Desrosieis.

Je vous l'ai dit un jour, vous en sou veilez- vous?

Quand on ne sait que faire et qu’on ne voit personne. Tour le premier venu le cœur se passionne.

RE VARENNE, bas à Desrosiers.

Quand on vit au milieu d’un tas de garnements,

On finit tôt ou tard par les trouver charmants.

Je vous l’ai dit le jour de notre mariage.

Oui, c'est vrai.

DE VARENNE

Vous trouviez que j’avais tort, je gage?

JALABERT

Vous voyez aujourd’hui combien j’avais raison :

Léon déjeune ici tous les matins.

DE VARENNE

Léon

Tous les soirs que Dieu fait dîne chez sa cousine.

DESROSIERS, à Jalabcrt.

11 faut bien qu’on déjeune.

A de Varenne.

• 11 faut bien que Ton dîne.

DE VARENNE, bas à Desroaier*.

Au milieu des plaisirs un mari n’y voit rien.

• JALABERT, de même.

Pour un cœur ennuyé, tout est bon, tout est bien.

DE VARENNE

Ce pauvre Paul, il faut le sauver, c’est très-grave.

JALABERT

C’est sérieux, il faut sauver ce bon Gustave.

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