‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 38 sur 68 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

DES R OSIERS

Je reviens sur mes pas...

A Marguerite.

Tu vas mieux, chère enfant?...

— Je quitte Jalabert.

Aux deux.

Je ne vous gêne pas?

MARGUERITE

Mon mari?...

DESROSIERS

Je le quitte...

11 répétait toujours : Où donc est Marguerite?

MARGUERITE.'

Ali!

DESROSIERS

Je suis un peu las... de Varcnne a raison...

— Sa femme te cherchait tout à l’heure, Léon .

LÉON

Ah!

DESROSIERS, à Marguerite.

De ces vilains yeux l’ardeur m’impatiente ' K Prêtez-moi votre main, ma petite cliente.

MARGUERITE

Mais, mon oncle...

Le pouls est beaucoup trop fréquent...

11 faut soigner cela... nous souffrons depuis quand ?

MARGUERITE

Je ne sais... ce n’est rien... je crois que ça se passe.

DESROSIERS

Déjà !

MARGUERITE

C’est singulier... mais je ne suis plus lasse... — Je me promènerais volontiers...

DESROSIERS

En ce cas,

Va, rejoins ton mari, je ne te retiens pas.

A Léon.

Toi, je te garde.

A Marguerite.

Eh bien! tu ne pars pas, ma fille?

MARGUERITE

Je ne puis vous laisser tout seul.

DESROSIERS

Es-tu gentille!...

Va.

MARGUERITE

Vous le permettez?

DESROSIERS

Je l’exige.

MARGUERITE

Alors, viens, Léon.

DESROSIERS

Non.

Vraiment

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