‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 49 sur 68 · ACTE IP · texte numérisé non relu

ACTE IP

A part.

Ou!,

Haut.

« Ces fleurs, tes soeurs jumelles,

« Te le rappelleront. Adieu. »

A part.

Sont-elles belles !

Elle ae lire et continue à lire la lettre en marchant tert la gauche.

Haut,

« Crois-les, ces chères fleurs, qui te diront pour moi :

« Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément... »

JALABERT, a'crelUaal.

Quoi?

• MARGUERITE

Que vois-je?... vous, monsieur, vous étiez là?

* .JALABERT

* ‘ Sans dout-».

MARGUERITE

Vous dormiez?

JALABERT

De Brunoy mon cœur suivait la route.

MARGUERITE

Vous rêviez?

JALABERT

Le soleil me semblait plus brillant!

MARGUERITE

Vous êtes, ce matin, d'un lyrisme effrayant.

Mais il ne s'agit pas de battre la campagne;

Réveillez votre esprit qui voyage en Espagne;

Vous êtes à Paris tout bonnement; ce soir,

Vous avez douze cents amis à recevoir.

Arrangez-vous; j'ai fait tout ce que j’ai pu faire, Le reste vous regarde et n'est pas mon affaire. t- Mon oncle est arrivé.

JALABERT

Votre oncle? .. de Melun?

MARGUERITE

Avec ma sœur.

JALABERT, »e levant.

Cela n'a pas le sens commun !

MARGUERITE

Pourquoi donc?

JALABERT

Je vous dis que c’est de la démence Votre oncle veut danser !

MARGUERITE

Il veut que ma sœur danse.

Il a raison. D’ailleurs, vous l’avez invité...

Il vient... c’est de sa part une grande bonté.

Vous l'en remercierez, j’espère?

Pour si peu, ne prendra certes pas tant de peine;

Il fera bien!

MARGUERITE

Je crois qu’il aura tort.

JALABERT

Pas moi !

Du diable, si j’étais h sa place à Brunoy,

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