‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 55 sur 68 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

C’est vrai... chère petite !

JALABERT

La mienne...

DESROSIERS

Je connais les goûts (le Marguerite.

JALABERT

De les contrarier nous étions insensés.

DESROSIERS

Oui, vous avez raison... plus que vous ne pensez!

Je ne vous ai jamais rien dit, — c’est mon système;

Mais j’ai souvent tremblé pour vous... pour vous que j’aime!

— Ab! vous vous ennuyez? Tant mieux, vraiment! L’ennui Vous sauve d’un danger plus grave encor que lui.

Trop de sécurité bien souvent nous abuse;

Il arrive un beau jour que madame s’amuse!

Paris, dont les plaisirs lui semblaient faux et vains,

A pris la pauvre enfant dans ses pièges divins!

— Cette autre, condamnée à trop de solitude,

Adore tout à coup la campagne et l’étude!

— Je ne dis pas cela pour vous!... Mais, selon moi.

On a toujours raison de prendre garde à soi...

J’y vois clair, sans avoir jamais été bien jeune.

• Bat i de Varenoe.

Léon ne dîne plus chez Paul...

Mouvement négatif de de Varennc.

Il y déjeune !

DE VARENNE

Ici?

DESnOSIERS.

Certainement... Tous les matins, mon cher!

DE VARE>NE

Vous croyez?

desrosiers.

J’en suis sûr.

JALABERT

Vous dites?

DESROSIERS

J’y vois clair.

Bat, à Jalabert.

Léon rôdait jadis autour de sa cousine...

JALABERT

11 ne déjeune plus chez Gustave.

DESROSIERS

11 y dîne !

JALABERT

A Brunoy?

DESROSIERS

‘ Tous les jours. -

jalabert.

Comment !

D ES RO St ERS.

Je disais donc

Qu’il a bon appétit, ce farceur de Léon...*

11 mange un peu partout... il eût été capable

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