‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 54 sur 68 · JALABERT, DESROSIERS, DE VARENNE · texte numérisé non relu

JALABERT, DESROSIERS, DE VARENNE

DESROS1ERS, entrant de la droite, et à la cantonade.

Ne vous dérangez pas ; avant tout la toilette !

Haut.

Jalabert!... de Varenne!... Allons, fête complète... Rendez-vous général!... — Comment vous portez-vous? Le plaisir a du bon... il nous réunit tous!

Je sors de vos salons, mon cher, ils sont superbes : Trente lustres, avec chacun quinze ou vingt gerbes!...

Et des fleurs... tout un parc! — J’étais, ma foi, tenté De me croire au Jardin-d’Hiver... pendant Tété.

Je comprends qu’il soit doux de vivre de la sorte.

DE V A RENNE

N’est-ce pas?

DESROSIERS

J’en mourrais en huit jours... mais n’importe! Heureux de vos plaisirs, sans en être envieux.

J’aime les jeunes gens, quand ils ne sont pas vieux !

— La campagne a son charme aussi, que vous en semble?

JALABERT

Je pense comme vous... Nous partirons ensemble!

Vous?

JALABERT

Moi-même!... Voyons, mon bon oncle, entre nous, Vous trouviez, n’est-ce pas, vos neveux un peu fous?

DE VARENNE

Nous ne le sommes plus ; mais nous l'étions.

DESROSIERS

Qu'entends-je?

JALABERT

Quand la route qu'on suit est mauvaise, on en change.

DE VARENNE

Sur nos goûts, Paul et moi, nous nous étions mépris.

JALABERT

Je retourne à Brunov.

DE VARENNE

Je reviens à Paris !

— Ma femme en a le spleen.

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