‹ Le fruit defendu comedie en trois actes, en versChapitre 59 sur 68 · MARGUERITE, JALABERT, LÉON, CLAIRE, •DE VARENNE, DESROSIERS · texte numérisé non relu

MARGUERITE, JALABERT, LÉON, CLAIRE, •DE VARENNE, DESROSIERS

CLAIRE, entrant.

Bonjour!...

A Léon.

J’ai ton bouquet... merci !

A Jalabert.

Vos salons sont si grands que l’on se perd ici.

Vous les leur enviez, ces grands salons ?

CLAIRE, elle l'awied & droite.

Non, certe.

DE VARENNE

Cher oiseau prisonnier, votre cage est ouverte!...

Ce qui veut dire, en bon français, que nous partons ; Puisque vous détestez les champs, nous les quittons.

CLAIR E

Moi?

DE VARENNE

Vous êtes chez vous... l’affaire est décidée...

Je viens de racheter mon hôtel.

CLAIRE

Quelle idée!

DE VARENNE

liiez, chantez !... Adieu, Brunov... vive Paris!

CLAIRE

Votre mot est placé?... Je ne l’ai pas compris*.

Non, nous ne faisons pas, ma chère, une charade, Bien n'est plus sérieux !... Vous en étiez malade.

Moi de même ; j’ai cru, reconnaissant mes torts,

Qu’il fallait bravement en sortir, et j’en sors !

Vous voilà libérée après six mois de bagne.

CLAIRE

Vous êtes fou, monsieur, j’adore la campagne.

DE VARENNE

Bagne est de vous; c’est vous qui l’avez dit.

CLAIRE

Jamais !

DE VARENNE

Vous n’aimiez pas Paris ?

CLAIRE

Peut-être autrefois... mais.

Quand je vous ai pour lui vu tant de sympathie,

A votre opinion je me suis convertie.

DE VARENNE

Vous aimez mieux les champs?

CLAIRE

Oui, je m'y trouve bien.

DE VARENNE

Qu’est-ce qui peut vous plaire à Brunoy ?

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