‹ Le fusainChapitre 3 sur 17 · EXECUTION D’UN CIEL · texte numérisé non relu

EXECUTION D’UN CIEL

Supposons donc que vous ayez à traiter un sujet d’une composition variée, comprenant un ciel, des lointains, montagnes, arbres, terrains, de l’eau, etc. 11 ne sera pas indifférent de commencer par le ciel, pour venir successivement disposer sur lui les divers plans du paysage; vous vous servirez pour cela d’un morceau de ouate, employée sous

forme de tampon/ que vous promènerez assez fortement sur la partie préparatoire ébauchée au fusain, qui doit former le ciel, et cela en tournant d\ine manière uniforme pour obtenir un ton très-doux et homogène ; ce sera le fond du ciel sur lequel vous aurez toute latitude pour enlever les nuages clairs à la mie de pain, modelant avec celle-ci comme avec un crayon blanc 5 le passage de ces lumières dans la teinte préparatoire s’obtient soit avec le doigt, soit avec la ouate, avec une estompe même très-propre. Pour obtenir dans les nuages des teintes foncées, vous ébauchez largement ces valeurs avec le fusain et vous modelez avec une estompe plate de papier, dite patte -de- lièvre , qui donne des tons d’une souplesse extrême ; vous pouvez, en employant le tortillon, modeler de fort beaux enroulements de nuages, et en friser les bords à la mie de pain pour • avoir les lumières iradiantes du soleil. On peut ménager dans le ciel de ces traînées lumineuses qui sont toujours d’un effet saisissant, surtout lorsque la teinte préparatoire est des plus blondes et des plus éthérées. Le jeu de la mie de pain sur ces valeurs si fines

donne des résultats très-justes de profondeur^ ce qui portait un enthousiaste du fusain à dire que la mie de pain^ la céleste mie de pain, lui faisait entrevoir le ciel.

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