OBSERVATIONS RELATIVES AU GRAIN DU PAPIER
Cette précaution de réserver le fond du papier, en n^assourdissant pas entièrement le travail par Testompe, me rappelle les recommandations de Charles Blanc, si judicieusement définies dans ses critiques d^art au sujet de Fintervalle que doit laisser entre ses tailles le graveur à Teau-forte :
(( Il ne faut pas trop, dit-il, assourdir ses travaux et y faire entièrement disparaître le blanc du papier. Le problème de Feau-forte consiste à laisser finir Festampe par Fimagination du spectateur, et à faire travailler le papier.
(( Trop couvrir une planche est toujours dangereux^ parce qu"on arrive ainsi à des tons lourds ; Rembrandt lui-même^ toutes les fois qifil a voulu étouffer le papier, est tombé dans ce défaut. »
Rien n"est plus juste, en effet, et cette observation de notre éminent critique peut ici trouver son application. La vibration du papier à travers la trace effleurée du fusain donne aux travaux de la transparence; elle conserve fesprit de la facture et la fraîcheur dbm jet prime-sautier.