EMPLOI ET CONSERVATION DE LA MIE DE PAIN
Ces divers accessoires et leur mode d'emploi ont, à notre avis, une telle importance, que nous ne nous contenterons pas d'une simple nomenclature. L'estompe de papier est celle dont l'usage est le plus fréquent. Toutes les estompes de papier, ayant à peu près la même provenance, sont également bonnes ; il suffira donc, pour les conserver telles, de les serrer avec soin aussitôt après le travail pour ne pas les épointer; autrement, on ne pourrait obtenir de finesse dans le dessin, elles ne serviraient plus que pour les préparations à plat. L'estompe plate, dite à patte de lièvre, est assez commode pour donner un ton uniforme sur une surface un peu large ; on en fail usage surtout pour les réflexions dans les eaux. Parmi les autres estompes (de peau, de laine, de liège, etc.), l'estompe de peau seule nous paraît utile dans l'étude du fusain, pour obtenir des tons clairs et des demi-teintes. On s'en sert généralement dans les grandes teintes, partout où l'estompe de papier ne ferait point assez clair et où la
mie de pain ferait trop clair. Les tortillons rendent à peu près les mêmes services que l'estompe de papier, surtout pour les petites surfaces; ils sont plus souples, plus agréables à manier, et d'ailleurs beaucoup moins coûteux. Du reste, chacun peut en fabriquer aisément avec du papier gris ou du papier buvard. On en fait également en gros papier et en papier dit de soie.