ÉTUDE DE SAULES
Cette planche est, pour ainsi dire, l'application de la planche des roseaux qui précède ; on devra faire entièrement les fonds et leur réflexion dans l'eau avant d'esquisser les saules. Ces fonds sont écrasés d'un ton assez vigoureux et dessinés au tortillon : la lumière entre les arbres se rattrape à la mie de pain ; la réflexion est écrasée à la moelle de sureau; on devra faire en dernier lieu le saule, dont le feuillage extrêmement léger, comme il est au printemps, se confond avec les branches : une traînée très fine de fusain rendra ce feuillage. Pour les roseaux, appliquez ce qui vient d'être dit, la facture est la même. Il ne faut pas craindre, lorsqu'on masse les fonds, surtout ici, de donner le ton assez vigoureux d'intensité, à l'aide du fusain, parce que, en l'écrasant au tortillon, il baissera beaucoup de valeur. Seulement je vous recommanderai la légèreté de main dans cette apposition du fusain, de façon que le ton, tout en étant solide, ne puisse lutter, après l'écrasé, avec ceux du premier plan.