‹ Le futur servant de messe basse et charitéeChapitre 5 sur 7 · Première Partie · texte numérisé non relu

Première Partie

Pour bien lire le latin, il faut donner à chaque voyelle son propre son, articuler les consonnes distinctement, enfin accentuer convenablement chaque mot.

lo Son des voyelles

Les voyelles a, à et o se prononcent comme en francais: Maria virgo.

La voyelle e se prononce un peu plus ouvert que l’é en français, comme le mot “est”: Deo.

REMARQUE.—En latin, il n’y a pas d'e muet, ni d’accent, aigu, grave ou circonflexe, mais seulement l'accent tonique.

La veyelle « se prononce ou, mais légèrement : tn se prononce fou, tuo (touo); cependant quand l’# est précédé de y ou de g et est suivi d’une antre voyelle, l’u se prononce plus faiblement, presque comme un Ÿ: sanguini (sangvini), qui (qui), quare (quare).

L’y se prononce toujours comme un seul i: myrrha, Sybilla.

REMARQUES.—10 les voyelles doubles ae et oe valent .un é comme en français: Æcclesiae suae sanctae; 20 quand un mot contient deux ou trois voyelles de suite, il faut les prononcer toutes distinctement : gloria, Filio, quia, alleluia À 30 lorsqu'un mot finit par une voyelle et que le mot suivant tomménce par la même voyelle, il faut éviter d'en supprimer une (comme dans les articles en français) : Kyrie eleison (non Kyri eleïson). 5 Ù #

Zo Articulation des consonnes

La plupart des consonnes s’articulent comme en français, avec quelques exceptions surtout à la fin des mots.

B, D,F,K, P,Q,R et Vse prononcent toujours comme en français; B, D et T à la fin d’an mot se prononcent fortement, comme s'ils étaient doublés : ab (abb), ad (add), et (ett).

C s'articule de trois manières : 10 C devant les lettres 4, 0, u est dur: caro, Cor, culpa (coulpa); de même devant une consonne : sancto; 20 C devant € (ae, 0e), à se prononce tch (le t très léger) au commencement d'un mot: coelo (tchoelo) ; de même après une voyelle: facie (fatchie) ; 30 comme ch seulement, s'il est précédé d’une consonne : ecce (ecche).

REMARQUE.—C au commencement d’un mot vaudra fch si le mot précédent finit par une voyelle : Ut te revelata cernens jacie (revelata tchernens), ou seulement ch, si le mot précédent finit par une consonne : Qui fecit cœlum (fecitt chæloumm), Veneremur cernui (chernoui).

Ch se prononce toujours comme 4 : pulchra (poulkra), Melchisedech (Melfisedek).

REMARQUE.—I1 ne faut pas confondre ce ch latin prononcé comme & (brachio) avec le c jatin prononcé comme tch, (pace) ou comme ch (ecce).

G s'articule de trois manières: 10 G devant les lettres @, 0, # est dur: gaudio, virgo, gutta (goutta) ; 20 G devant e (ac, oe), i se p-ononce dj (le & très léger) à la suite d’une voyelle: fugisti (foudjisti), on

‘au commencement d’un mot: Genitori (Djenitori) ; Av mais comme j seulement, s’il est précédé d’une Consonne: virgini (virfini), pange (pannje).

REMARQUE.— G au commencement d’un mot vaudra di. si le mot précédent finit par une voyeile : Genitori Genitoque, quasi giges, ou seulement f, si le mot précédent finit par une consonne: hæreditatem gentium (/entioumm), sint &igantes (jigantess).

ime en la fin

rs comse pros : ab

les leta); de vant e u commême me ch : ecce

ira tch sta cerle mot (fecitt

(poul-

ononcé 1e tch,

es letta) ; ès léi), on Lori) ; d’une

ra dj, Geni- E finit » Sint

Gn fait exception et se prononce comme dans {“agneau” en français: magna ( ma-gna, nOn mag-na), istagna (sta-gna, non stag-na).

H est muette: homine (omine) ; mais nn peu aspirée lorsqu'elle est entre denx voyelles : gehenna {(djehenna) : mais dans les mots mMihi, nihil et ses ‘composés, elle se prononce comme k# : miki, nikil, annitilare.

J se prononce toujours comme un seul i: Joanni (Joanni), adjutor (adioutor), ejus (eiouss), majori-

ibus (maioribouss).

L se prononce comme en {rançais : mais quand elle st doublée, elle se prononce comme dans le mot rançais “ ville ”: ille, illa (non comme dans “ fille, amille ”).

M et N se prononcent toujours comme si elles taient doublées : Deum (Deoumm)., juventutem (iouvenntoutemm), lingua (linngva).

REMARQUE.—M et N n'ont Jamais le son nasal comme dans es mots français “faim, sain ” : semper (semmper, non inper), introibo (inntroibo, non aintroibo).

S se prononce comme en francais: salutare ( saoutare), nostram (nosstramm) ; S entre denx voyeles se prononce comme Z mais plus doux qu’en franais: misereatur, pusillis; à la fin d’un mot, comme

elle était doublée: Spiritus (Spiritouss).

Sc devant a, 0, u,

devant e (ae, oe), at (souschipiatf), lætificat (læes, il se prononce : gratias (gratsiass, où

csio).

X devant une voyelle, ou à la fin d’un mot, se proonce Comme CS: exaudi (ecsaoudi), Genitrix (Dgeitrics), ou seulement comme un c quand l’x est suivi une consonne: excelsis (ecchelsiss). N

Z se prononce comme dz (le d très léger) : zelus (dzelouss).

REMARQUES.—En latin 10 fl Petrum et Paulum (ne se loumm),

ne faut pas lier les mots : ; Prononcent pas Petrou met Paou- j ex utero (non ec soutero), sicut agni (non sicou * tagni) ; 20 toutes les lettres se prononcent : Redemptionem (non Redemtionem), Aegypto (non Aegyto) ; 30 lorsqu'un mot finit par la même Consonne qui commence le mot sui- ? vant, il faut éviter d'en supprimer une: Ave, maris stella : (non Ave, mari’ stella) ; 40 les lettres doubles se prononcent i fortement : terram (non teram), Joanni (non loani), dimissis (non dimisis), commodat, colles, terribile, etc. H

30 Accent tonique

Si l’on 5e contentait d'émettre le son propre de chaque voyelle et de bien articuler les consonnes, ! mais en prononçant toutes les syllabes avec la même force, la lecture serait monotone et ennuyeuse, comme celle d’un enfant qui ne comprend pas ce qu’il lit. Pour mettre de la vie et de l’expression dans la lecture (le chant et la récitation), on prononce, dans! chaque mot, une syllabe sur un ton un peu pius élevé, et par suite, l’on prononce plus faiblement la. syllabe voisine. Cette élévation s'appelle accent tonique et le svllabe qui en est affectée est la syllabe accentuéc ou tonique; la voisine est la syllabe faible ou brève.

On a eu soin dans les répons de la messe de rendre en gros caractères les syllabes toniques. Les mots d’une syllabe sont to'’iques, i] est inutile de les marquer ; mais ils deviennent. accidentellement brefs quand le commencement du mot suivant est accentué : Ad DEum qui læ7Ificat. Les mots de deux syllabes ont l'accent tonique sur la première (inutile de les marquer); mais accidentellement sur la seconde, quand le mot finit par ac, ic et ue: illac, istic, illue, adhuc, adduc. Les mots de trois syllabes et plus ont l'accent tonique, soit sur l’avant- É | dernière (et alors la précédente est faible) : al Are, # d% juvenTUtem, soit sur la troisième de la fin (et alors l’avant-dernière est faible) : FIlü, SPIrétus (2).

: zelus REMARQUES.—10 i] n'y a qu'une sylla>e tonique par mot (jamais au-delà de la troisième de la fin) ; 20 quand les mots ne, vel, que sont ajoutés À un autre, l'accent tonique est re-

gt | porté à côté de ce Monosyllabe : GEnito (DjenitOque) Fflio, ; » (FiliOque), toTIus, (totiUSque).

m sicou

ptionem

)rsqu'un ? râce à ces trois leçons, mon cher enfant, vous êtes

not sui- { désormais capable de lire correctement les répons s stella ! de la messe, les vêpres, etc. 11 ne vous reste plus qu’à noncent ; les apprendre de mémoire, puis à étudier, avec soin, » dimis- { les divers mouvements à accomplir en servant et que

1 vous trouverez dans Le jeune servant de messe basse | ct chantée.

EXERCICES Ad DEum qui læTificat juvenTUtem

se prononce comme suit

Add DEoumm qui léTlficatt iouven1TOUtemm meam meamm.

Quia tu es, DEus, fortiTUdo mea, quare me

Qvia tou ess, DEouss, fortiTOUdo mea, qvare me repuLiISti, et Quare tristis inCEdo, dum afrepouLISsti, ett qvare trisstiss innCHEdo, doumm af- FLigit me iniMlcus + FLidjitt me iniMlcouss ?

SousCHlIpiatt DOminouss sacriFltchioumm de MAaibouss touiss, add laoudemm ett GLOriamm NOminiss soui, add outiliTAtemm qvoqve nosstramm, totsiOU£qve EcCLEsié soué sancté.

4 (2) Dans les autres livres, on met un accent sur ia voyelle æ de la syllabe tonique, dans les mots de trois syliabes et plus,

Page 1