RÉPONSE AUX OBJECTIONS
Maintenant, écoutez ce que dit Henri Laserre, celui que la Vierge de Lourdes, après l'avoir miraculeusement guéri, a, de préférence à beaucoup d'autres, choisi pour être le héraut des grandes choses qui se sont passées et qui se passent encore dans les Pyrénées.
Dernièrement, le 16 septembre 1877, un miracle éclatant avait lieu en faveur de Mme Guerrier, et vous avez dû en lire le compte-rendu dans Îles journaux. Eh bien, en présence des coïncidences qui se sont produites et de la signification que M. Martignon, ancien curé d'Alger, prétend y attacher, voici ce que dit M. Henri Laserre :
Non! non! de pareilles concordances et de semblables rapprochements ne sont point un concours fortuit du hasard, ni un vain mot de l'esprit. Ces délicates harmonies, ces details exquis, si soigneusement combinés par celui qui dirige tout, dénotent aussi manifestement cette main divine que les agencements d’une montre et le mouvement des aiguilles dénotent l’action d’un horloger. Ces circonstances sont le langage même de Dieu s’adres-
(=) sant aux hommes, langage à la fois claire et énig-
matique, commo celui des paraboles qu'il faisait jadis entendre aux foules assemblées sur les rives du lac de Génésareth ou sur les places de Jérusalem. L'âme naïve écoute, comprend et adore. « À vous disait le Seigneur à ses disciples, il a été donné de
paitre les mystères du royaume de Dieu ; mais ux ci, non pas. Ils ont des yeux et ils ne voient Ils ont des oreilles et ils n’entendent pas, » t voilà pourquoi, en présence de tout fait miraeux, de tout acte de Ia puissance divine, il est AN d'ouvrir le regurd et d'avoir l'oreille A c'est-à-dire d'en examiner avec soin et n méditer pieusement toutes les circonstances, à d'en mettre à profit l'enseignement, après en oir saisi le sens véritable.
+ Souvenez-vous de ce bel épisode biblique où il t raconté comment Eliczer, s'en étant allé en Mésopotamie, vers la cite de Nachor, chercher une pouse pour le jeune Isaac, il “'arréta au bord du puits qui est à l'entrée de la ville. Puis il tourna Son cœur vers Dieu, et dit ses paroles :
» « Seigneur, Dicu d'Abraham mon maitre, venez aujourd’ hui à mon aide, je vous en conjure, ct que mon maitre Abraham trouve grâce devant vous.
Me voici près de ce puits, et Les tilles de la ville vont sortir pour aller y puiser de l’eau. Faites, à mon Dieu, faites que celle à qui je dirai: «{nclinez votre urne pour que je boive,» et qui me repondra: « Non-seulement je veux que vous buviez, mais je veux encore donner à boire à vos chameaux ; » que celle-là soit celle que vous avez préparée à votre serviteur Isaac, et, par ce signe, je comprerdrai que mon maitre Abraham a trouve grâce devant vous. Il n'avait pas fini de parler, Pet voilà que, . portant sur son épaule un vase à puiser de l’eau, : parait Rébecen.…… Elle descend, remplit son vase, et va s’en retourner, quand Éliezer se presentant : Voudriez-vous, lui dit-il, me donner un peu de votre eau, car j'ai soif ?—Buvez, seigneur. Et la
jeuno fille, s’empressant d’abaisser l’urne qui étai sur son épaule, la penche sur son bras, pour | présenter à boire. Et quand il eut fini: Je veu encore, ajouta-t-2Île, puiser de l'eau pour vos cha meaux, afin que tous puissent boire jusqu’au dernier.
Eliézer l’avait contemplée en silence, attentif : l'arrêt que rendait le Seigneur. Cependant, il tirai de ses sacs des boucles d’or et des bracelets d'u grand poids. Et quand les chamaux eurent bu:
de qui êtes-vous la fille ? Je suis la fille de Bathuel, fils de Melcha : mon grand-père est Nachor...……… Eliézer se prosterna, adora le Frès-Haut et s'écria: Beni soit le Seigneur, Dieu de mon maitre À braham, qui l'a comblé de sa grâce et de sa vérite, et qui m'a conduit tout droit à la maison de son frère.— À cette concordance parfaite entre la prière de son cœur et le sighe demandé qui s'accomplissait à la lettre, Kliézer avait reconnu la très-claire réponse du Seigneur Dicu, et la faveur dont jouissait son maitre Abraham.)
Ainsi faisons-nous, nous aussi, car le Dieu de ce temps reculé est le même Dieu qu'aujourd'hui. Il se nomme l'Eternel, et maintenant comme alors, il répond de la même manière au cœur droit de ceux qui l’invoquent.
UNE PAGE D'HISTOIRE, (A méditer.)
Extrait d'un livre de l'abbé Bougaud.—TLa mort du Père de la Colombière eut lieu le 17 février 1682, C'était l’année même où se tenait à Paris la fameuse assemblée du clergé de France, convo-
quéc par Louis XIV, pour aviser aux dangers do f& chrétienté. Tout était réuni là: l'autorité, le énie, l'éloquence, l'expérience, la popularité. Et quoi ont abouti tant d'efforts ? Cetto déclaration on quatre articles, si étudiée, dont les moindres mots ont été pesés avec tant de soin et placés avec un si grand art, à quoi a-t-elle servi? A augmenter le péril, au lieu d2 le conjurer. Et pendant ce temps, au fond d’un monastère obscur, une humble vierge, assistée par un pauvre religieux, voyait le vrai mal qui désolait l'Eglise et la société, et se préparait à en montrer au monde l’unique remède.
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… L’'a-t-on crue, Oh non! On ne croit jamais ces Ghoses-là ! Mais, dans le cas présent, les preuves va Q es , .
Abondent et la question est déjà portée au tribunal du pape : c’est à lui qu’il appartient de dire si j'ai tort ou raison.