LE RÔLE HÉMATOPOIÉTIQUE DU GANGLION ENVISAGÉ A L'ÉTAT NORMAL
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1° Le ganglion forme-t-il des plaquettes sanguines, des mononucléaires ordinaires du sang ?
20 Le ganglion est-il un foyer d'origine pour les autres éléments figurés du sang : les hématies, les polynueléaires granuleux ?
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= DE LA FORMATION DES PLAQUETTES ET DES MONONUCLÉAIRES DANS LE GANGLION
—. Dans les frottis et les coupes de ganglion colorés par éosine-orange, … Toluidinblau, apparaissent en abondance des plaquettes identiques aux — plaquettes du sang, des mononucléaires de toute taille identiques à ceux di du sang 1.
= Ces plaquettes et ces mononueléaires s'engagent dans les vaisseaux “— lymphatiques efférents du ganglion.
— Examinons le contenu de la lymphe du canal thoracique, nous ÿ rencontrons ces éléments figurés et nous ferons en même temps les constatations . suivantes :
… 1° Le nombre des globules blancs est colossal dans le plasma lÿmpha- … tique eu égard au nombre des globules rouges;
— 2° Les globules blancs du groupe des mononucléaires représentent une majorité écrasante par rapport aux leucocytes granuleux amphophiles, éosinophiles et à type de mastzellen.
—. Dans le milieu sanguin, les numérations des éléments figurés donnent #. des proportions inverses de celles qui existent dans la Iymphe.
"4 1. Parmi les mononucléaires du ganglion dont la conformation rappelle celle des … mononucléaires du sang, il en est un grand nombre dont le protoplasma se colore … intensément en bleu par les colorants basiques. Mais c’est là un caractère transi- toire.
On n'y constate aucune modification appréciable des plaquettes dans les conditions normales. Inversement, dans toutes les circonstances où se produit la coagulation sanguine, elles se précipitent sur les corps étrangers, s’agglutinent par petits groupes étoilés formant les nœuds du réticulum fibrineux.
Quel est le sort réservé aux cellules blanches de la HNE après leur passage dans les vaisseaux sanguins?
Modifications dans les affinités tinctoriales du protoplasma. — Les mononucléaires dont le protoplasma était fortement basophile dans la Iymphe perdent rapidement leur affinité intense pour les colorants basiques. La
substance basophile homogène semble disparaître graduellement de la
zone périnucléaire à la périphérie de la cellule.
En s’effaçcant elle dévoile un spongioplasma à mailles fines donnant une coloration grisâtre au corps de l'élément.
Ce spongioplasma peut lui-même se rétracter à la facon d’un filet qui se replierait peu à peu autour du noyau.
Disparition de la substance basophile homogène, rétraction du spongioplasma autour du noyau représentent une sorte de jeu de rideau grâce auquel certains mononucléaires deviennent transparents après avoir été opaques.
Accroissement de taille et modification de la conformation nucléaire. — Toutes les formes de passage entre les plus petits mononueléaires (Iymphocytes) et les plus grands se retrouvent dans le sang (Maurel, Jolly, etc.). — De plus des mononucléaires dont le noyau était arrondi alors qu'ils faisaient partie de la lymphe, incurvent ce noyau après leur incorporation au tissu sanguin et deviennent ainsi des types de transition.
Divergence d'évolution. — Parmi les formes d'évolution de ces mononucléaires nous distinguerons les suivantes :
a. Certains mononueléaires fondent dans le plasma sanguin. Le proto-
plasma se réduit en miettes à peine teintes de gris et s'égrène dans le
milieu ambiant.
Le noyau reste seul ou Fe de reliquats protoplasmiques presque imperceptibles, se fragmente en blocs irréguliers et s’etfrite.
Ainsi un mononucléaire semble-t-il se résoudre en parcelles ayant probablement la valeur de ferments figurés.
b. Certains mononucléaires ont un noyau foncé, ponctué de grains de chromatine assez volumineux. Le corps en est assez fortement basophile.
Par bourgeonnement ou fissuration ce noyau devient comparable à celui des polynueléaires ordinaires.
Ces leucocytes me paraissent correspondre aux opaques de Hayem.
Leurs dimensions varient de celles d’un Iymphocyte à celles d’un polynucléaire.
c. Gertains mononucléaires moins foncés que les précédents grandissent
au point de dépasser la taille des polynucléaires. Le noyau en est largement
étalé et clair, le corps en est parfois occupé par un spongioplasma vacuo-
laire. Ces éléments sont d’après mes recherches ceux que l'on doit consi-
dérer comme les Hémomacrophages de Metchnikoff.
datés in. de