SUR LA FORMATION DES GLOBULES ROUGES
les conditions d'expérience sont identiques (âge et poids des animaux, race, soustractions sanguines, durée de l'expérience, nourriture, Etc. fe
SUR LA FORMATION DES GLOBULES ROUGES PAR ÉVOLUTION DES PLAQUETTES ET MISE EN SUTIMÈDE DES CELLULES VASO-FORMATIVES
Les ganglions renferment en grand nombre des plaquettes en hématoblastes de Hayem. Or M. Hayem admet que les organites en question se transforment en hématies en augmentant de taille et en se chargeant
d’hémoglobine.
De plus les ganglions contiennent des cellules renfermant des hématies en proportions parfois considérables. Ces cellules sont conformées comme les macrophages, mais d'autre part, maleré leur forme arrondie, elles ont la plus grande analogie avec les cellules vaso-formatives de Ranvier, les cellules globuligènes de Renaut, les cellules souches de globules rouges de Schæffer, de Wissozki, de Luzet.
En ce qui concerne les hématoblastes de Hayem je dirai que jusqu'ici je n'ai pas constaté d’une facon pré-’ Fig. 7. — Cellules globulifères du ganglion. cise leur transformation en globules rouges. Cependant il est des hématies polychromatophiles (teintées à la fois par les couleurs acides et basiques en gris violet) dont la coloration se rapproche de celles des plaquettes ou hématoblastes de Hayem.
Quant aux cellules chargées de globules rouges elles restent un sujet de controverse. D’après certains auteurs elles élaborent les hématies, pour d'autres auteurs elles les détruisent (Metchnikoff, Kæppe, Gabbi, Masslow, Thomé, Schumacher).
Voici les faits plaidant en faveur de la première hypothèse :
a. Les cellules globulifères renferment fréquemment des hématies intactes.
b. Les hématies paraissent s'y former par élaboration d'une substance . pâteuse, fluide, offrant les réactions tinctoriales de l'hémoglobine et se . condensant dans le protoplasma.
c. Le nombre des cellules bourrées de globules rouges augmente dans les ganglions après saignée. C'est là un fait indiscutable et j'ai vu des cellules suürchargées d'hématies apparaître dans les ganglions mésentériques du lapin en proportion prodigieuse après splénectomie et saig onées répétées.
Les raisons à invoquer contre la formation endocellulaire des hématies sont les suivantes :
a. A‘côté d'hématies intactes, les cellules vaso-formatives en renferment qui sont altéréés.
b. La présence d° hémoglobine à à l’état pâteux dans les cellules « vaso-for-
1 matives » peut être attribuée à la fonte des globules rouges.
ce. Ges cellules, qui sont bourrées d’hématies intactes et qui figurent en si grand nombre dans les ganglions des animaux saignés, contiennent parfois des globules blanes en désintégration.
En un mot, sans me prononcer au sujet de RE DUIUde des cellules globuliféres à élaborer des globules rouges, J'affirme qu'elles se comportent comme des macrophages, au moins à l'égard des leucocytes.
B. — Formation des polynucléaires granuleux.
Le ganglion peut être un foyer d'origine pour les polynueléaires granuleux amphophiles, éosinophiles et à type de mastzellen.
Nous nous occuperons en premier lieu de la genèse des polynucléaires. + ordinaires ou ANDROLNESS
ORIGINE DES POLYNUCLÉAIRES AMPHOPHILES | À
Les polynucléaires amphophiles procèdent du ganglion suivant un double mécanisme.
Les uns s’y développent de même facon que dans la moelle osseuse. Ils dérivent de myélocytes granuleux.
Les autres proviennent de mononucléaires du ganglion qui se transforment en polynucléaires sans présenter la conformation myélocytaire.
Évolution myélocitaire. — Des mononucléaires granuleux identiques aux myélocytes à granulations B de la moelle apparaissent dans la glande lymphatique. To
a Ils se transforment en polynu- Me Sleue Évolution RySles ee ae PRIS ARC IESES cléaires de mème facon que les
ordinaire du lapin : a. Myélocyte à granula 5 Li tions amphophiles. (Sous l'influence de l’étalement myélocytes de la moelle. % se produisent des trous dans la substance des Rappelons on TC $
noyaux, trous à travers lesquels on aperçoit les
granulations amphophiles). Cet élément par divi- {êres morphologiques et l’évolution sion directe ou indirecte donne naissance à un
myélocyte amphophile plus petit, de la taille de ces éléments figures dans la
d'un polynucléaire ordinaire. Le noyau arrondi moelle osseuse. de ce dernier myélocyte va s’allonger, puis s'in- ; curver, puis se découper incomplètement. Ainsi Ce sont des cellules de taille
rare aol on à épale QU SUDeHebTeN ee ENRE phile de petite taille dont le noyau s'est aplati; polynueléaire dont le COrps est erine ee ele Dé de granulations amphophiles, dont le noyau arrondi inclut un ou deux grains de chromatine centraux reliés par une barre transversale. . Par quel mécanisme les myélocytes forment-ils des polynucléaires? Les myélocytes de grande taille donnent naissance par division directe ou « indirecte à des myélocytes plus petits dont la taille est égale à celle des polynucléaires. Comment le petit myélocyte devient-il-un polynucléaire ?
ast] SUR LA FORMATION DES GLOBULES ROUGES 37
Il incurve son noyau en formant un U dont les branches présentent . ensuite des amincissements et des renflements alternativement disposés. - Quant aux granulations, elles persistent, mais léur nombre semble dimi- . nucr. De plus, au prorata de leur vieillissement, leur affinité basique, qui À l'emportait primitivement sur l’affinité acide, s'équilibre avec celle-ci ou lui - devient inférieure. (Ehrlich.)
. Ainsi se forme le polynucléaire à granulations 8 ou amphophiles.
Nous devons nous demander maintenant comment s'effectue le renouvellement de ces myélocytes. La perpétuité du groupe est assurée par un double mécanisme.
1° Les myélocytes se divisent par karyokinèse
2 La formation de ces myélocytes est encore assurée dans la moelle
osseuse. par un autre processus. En effet, les myélocytes à granulations . amphophiles dérivent de cellules spéciales, formes larvaires dépourvues — de granulations myélocytes à protoplasma basophile et homogène. Origine des myélocytes granuleux. — Ces myélocytes granuleux du gan- “ glion dérivent, comme ceux de la moelle, de mononucléaires dépourvus de … mnicrosomes, mais aptes à les fabriquer, de myélocytes à protoplasma basopi et homogène. Quant à ces derniers éléments, ils procèdent des cel- Jules germinatives de la glande lymphatique.
- Certaines de ces cellules se transforment directement en myélocytes À sophie (auxquels elles ressemblent beaucoup, même à l’état normal) en accentuant légèrement l’affinité basophile de leur protoplasma.
D'autre part des lymphocytes acquièrent en grandissant un protoplasma … basophile homogène, et là configuration de petits myélocytes basophiles,
… lesquels deviennent à leur tour des myélocytes basophiles ordinaires.
3 Il s’agit là d'une manifestation de cette évolution alternante en vertu de laquelle des lymphocytes, qui sont les produits de division ultime des cel-
…— lules germinatives, récupèrent par développement progressif une confor-
# mation identique à celle des éléments générateurs.
— On peut trouver dans les ganglions des lapins anémiés de petits ilots
ÿ comprenant de 40 à 20 myélocytes granuleux à la coupe.
—. Mais la formation des polynucléaires ordinaires par l'évolution myélo-
|eytaire y estrare. Si le ganglion élabore ces éléments c'est surtout par la
mise en activité de lymphocytes qui deviennent des polynucléaires sans
4 passer par le stade myélocytaire.
… Évolution lymphocytaire directe. — Le processus histologique dont nous
allons parler .se passe essentiellement en dehors du ganglion. Il consiste
LE - en la transformation directe de certains mononucléaires du sang en polynucléaires ordinaires.
…—. Les mononucléaires sont ceux dont le protoplasma est plus ou moins
F basophile et le noyau foncé.
.Tantôt ce noyau pAuGonne. ste il se fissure, tantôt il Aure de
pt PCT "2
idée du À
1 il devient ste quant à sa configuration au noyau du En éaité | ordinaire. Il n'a pas à rénover sa structure pour lui être identifié, car sa. chro-
38 LE GANGLION LYMPHATIQUE : [1452] à
matine et ses grains de chromatine ont d'emblée la même densité, les mêmes affinités tinctoriales que ceux du polynueléaire adulte.
La seule modification consiste en une ordination nouvelle des grains chromatiniens qui se placent en série linéaire quand le noyau arrondi devient un noyau ineurvé et lobé.
D'autre part, au moment où se produit la transformation du noyau « arrondi en noyau lobulé, les granulations amphophiles se montrent dans une portion du protoplasma basophile d'abord, dans sa totalité ensuite. |
Est-il besoin d'insister sur les différences qui séparent un tel processus évolutif de celui que nous avons décrit en parlant de « l'origine myclocytaire du po- Ë lynucléaire ordinaire? |
Dans les deux cas cependant, les polynueléaires neutrophiles se montrent originellement sous forme de minuscules mononucléaires que l’on appellera, suivant la prédilection que l'on aura pour telle ou telle dénomination, soit des cellules embryonnaires, soit des Ivmphocytes.
Mais dans le premier cas,
ii Es À __. la cellule embryonnaire pri- Fig. 9. — Origine lymphocytaire du polynucléaire ordinaire . : J AE
du sang du lapin. (Everard, Demour ét Massart ont décrit mordiale deviendra d'abord
la transformation des mononucléaires LÉO de gra un myélocyte basophile. Elle
nulations du lapin en polynucléaires granuleux. Ann. : à
Inst. Pasteur, 1893.) J'ai contrôlé l'interprétation exacte , ACŒUETFA UN a ba- 4
er pre qe cle dent a peint SOPhE homogbne, un noyau A
<ograntd. et clair à rain de
chromatine centraux. Puis dans la sertissure protoplasmique basophile se différencieront les granulations spécifiques. Alors le-noyau est encore grand, clair. Bien plus, cette cellule pourra se reproduire en tant que myélocyte granuleux sans muer en polynucléaire. Finalement le noyau se rétractera. La charpente chromatinienne se condensera, ses nucléoles se multiplieront, enfin la cellule deviendra le leucocyte à noyau polymorphe ordinaire. Ainsi une cellule embryonnaire se sera-t-elle transformée en un polynucléaire suivant un processus compliqué dont le passage à l'état de myélocyte représente une des étapes d'évolution. Dans le deuxième cas (évolution lymphocytaire), la cellule embryonnaire aura d'emblée un noyau à structure dense. À peine aura-t-elle atteint les dimensions du polynucléaire que nous discernerons dans son novau des caractères par lesquels la texture de celui-ci s'identifie à la texture du noyau polynucléaire ordinaire.
Que ce noyau subisse une des transformations très simples dont nous avons parlé, que le corps de la cellule forme en même temps des granula-