‹ Le garçon parfumeur, vaudeville en un acte, de MM. Cogniard frères, représenté pour la première fois sur le théatre des Folies Dramatique, le 29 janvier 1833Chapitre 9 sur 19 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LAMBERT, SATURNIN, sortant du cabinet.

LAMBERT

(Il attend que sa femme soit sortie, et éclate de rire.) Nous triomphons... Ouf! ça n'est pas sans peine.

saturnin, riant.

Eh bien ! enlevé d'assaut , hé ! hé ! hé ! hé !

lambert, riant aussi.

Tu as tout entendu... hé! hé! hé! hé!

SATURNIN

Mon ami, tu peux te vanter d'avoir eu là un moment bien gracieux...

LAMBERT

Es-tu bien sûr qu'elle ne se doute de rien.

SATURNIN

Elle est dedans, mon cher, elle est deda'ns... Tu vois ce qu'on gagne à avoir de l'esprii... et surtout un esprit inventif... Je n'en fais jamais d'autres. (Montrant son front.) Tout ce qui sort de là réussit.

LAMBERT

Ça, c'est vrai que tu es un homme rare... Touche là , Saturnin, tu seras mon gendre.

SATURNIN

J'aime à croire que ta fille n'aura pas à s'en plaindre. Je te promets de l'entourer de douceurs... tu comprends, hé ! hé! hé ! hé !

LAMBERT

Oh! oui, très-bien... des douceurs?., parce que tu débites des bonbons... C'est ingénieux; farceur , va!., toujours de l'esprit!

SATURNIN

On se sert de ce qu'on a. Ah ça! il ne faut pas qu'on nous surprenne ensemble. Je reviendrai bientôt recevoir le prix de ma ruse. Au revoir !.. Tiens, voilà ce pauvre Vcnceslas!.. Ah mon dieu ! quelle mine effarée!

„ LAMBERT

Ma femme lui aura fait une scène ; c'est sûr.

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