TOUS
Bravo ! Lravo !
^TS BADIN , ( Las a Raphaël.)
V,- La porte est fermée et je n'ai pas la clef.
RAPHAËL
Sufficit.. (Haut.) Ces tours ne sont que des jeux d'enfans. Maintenant , Messieurs , nous allons passer a une expérience Leaucoup plus difficile , et je vous avoue avec toute la modestie qui me caractérise , que j'ai Lien peur de la manquer.
GOBINART.
Ah ! voyons ça; ça d' vient curieux; s'il la manquait j'en rirais 'ong-temps.
RAPHAËL
Quelqu'un de la compagnie aurait-il une clef ? *
GOBINART.
Tenez en voila une.
RAPHAËL , (à Badin.) Attrape la clef. (Haut.) sous quel goLelet, voulez-vous que je la fasse passer?
Sous celui du milieu. (A part.) Ça va l'emLarrasser.
RAPHAËL
Dans celui-ci.. (Il glisse la clef à Badin.) Lavez-vous vue passer ?^ n auriez-vous pas un mouchoir ?
GOBINART.
En V la un
RAPHAËL
Merci.'^Je vais vous bander les yeux et faire avancer douze grenadiers armes d'une cartoucîie dans douze fusils ; ils vont tirer sui' Monsieur, à bout portant, et Monsieur, se trouvera ensuite dans une orange de Portugal , à-cinq^ cents lieues d'ici.
GOBINART.
Du tout, Monsieur, je ne veux pas d'çà.
RAPHAËL
Vous ne souffrii-ez presque pas.
GOBINART.
Je ne veux pas souffrir du tout.
RAPHAËL
j 4^ Aimez-vous les oranges , Monsieur ?
^ GOBINART.
Oui, Monsieur, lorsqu'elles sont sucrées. f^ RAPHAËL, (lui jetant une orange.)
Passez.
GOBINART , (attrapant l'orange.)
Ali ! le drôle de tour l
RAPHAËL, . ..^^< -^1
/^Jîeinarjuez^jue je vais faire ce tour sans gibecière. |/^,
. "^ GOBINART. '
'^ 4 Passez à l'escamotage de la demoiselle.