ARTABAN, THOMASSIN
Il Tient du fond à droite et tient une lanterne sourde à la main. THOMASSIN, à lai.m«me.
M. le chevalier u'est pas rentré en son logis, et M. le comte de Châtelard non plus. De quel côté auront-ils dirigé leurs pas?... Le poêle rêve à la lune peut-être en cherchant une rime à neige. Quant au chevalier quelque galante aventure sans doute... (Bo pariant ainsi, il a regardé partout excepté où est Artaban toujours évanoui. Thomassio passe à côté de lui.) C'est égal, j'aU-
rais voulu les retrouver avant de me mettre au lit. J'ai déjà
exploré cette partie du parc. (U désigne la droite ; passant devant le chevalier mais toujours sans le voir.) Ils me plaisent!... CCS dOQX
héros de légendes!... \U me rappellent mon ancien métier. (Grelottant.) Brr!... contlnuonsnotrebattuepoumous réchauffer. Je vais- faire le tour du château.
Il s'éloigne par le fond à gauche.
ARTABAN, après un temps, se soulevant péniblement.
OÙ suis-je donc?... J'ai comme un voile sur les yeux... et je ne puis remuer..» Ahçà! mais le sang m'inonde... Est-ce le mien?... Cette dague !... ah! oui!... c'est Maxwell qui m'a frappé!... mais pourquoi?... Les idées flottent dans mon cerveau. (Avec un cri.) Ahl... je me souviens!... Châtelard,
chez la reine. . (Étendant la main vers le château.) là... Il faut le
prévenir... on il est perdu... Mais ce sang', qui coule toujours... ah ! la sorcière avait bien lu, un jour, au détour du chemin... Je mourrai d'un coup de... (ii prend des poignées de
neige et les fourre daus ses blessures.) Mais arrêtC-tol doucl... Je ne