SCÈNE X Les Mêmes, moins LES ÉCOLIERS
STELLA
Ah! je respire ! (a Brigitte.) Quels mauvais sujets...
ARTABAN, à part.
l'adorable personne!... et le délicieux sourire! (Aruban,
qui a dissimulé de son mieux le désordre de sa toilette^ s'avance en saluant du
chapeau dont il cache la pinme.) Permettez, noble dame, à un pauvre chevalier de déposer son blason aux pieds de vos armoiries.
STELLA
Chevalier. .. recevez nos remercîments. Sans votre laquais qui est venu à notre secours, nous eussions été fort empêchées. . .
ARTABAN
Croyez, madame, que si je n'ai pas accompli cette tâche moi-même, c'est que mon maudit bras m'a refusé son concours.
STELLA
Vous êtes blessé?
ARTABAN
Je le fus...
MAXWELL, 8ur le balcoa, avec les trois officiers écossais.
Stella!... avec qui donc est-elle?
ARTABAN
C'est dans les Flandres où je guerroyais sous les ordres de M. de Guise.
MAXWELL
Quel est ce dépenaillé? (a ses amis.) Venez donc, messieurs.
Us disparaissent.
ARTABAN
J'arrive à l'instant, et suis encore, comme vous le pouvez voir, en tenue de voyage. Je ne connais plus les modes, ayant combattu les Impériaux depuis 1554 avec François de Lorraine. •
MAXWELL, qui a eoteadu.
Qu'est ce qu'il raconte?
J'ai entendu dire à votre duègue, madame, que vous étiez à la Reine ; me permettez-vous de vous faire ma cour au Louvre?
STELLA, avec une révérence.
Monsieur le chevalier !
BRIGITTE, bas.
C'est assez, partons.
ARTABAN
J'aurai l'honneur de solliciter de vous une pavaûe.
MAXWELL, qui est descendt.
Pardon, monsieur, de quel droit, je vous prie, adressezvous la parole à madame?