ACTE PREMIEH
ARTABAN
Plait-il ?
STELLA} viveineat.
Milord, cet étranger nous a délivrés tout à l'heure des aQains des écoliers.
MAXWELL
Le service rendu, on passe son chemin.
ARTABAN
Mais qui donc êtes-vous, s'il vous plaît, pour oser me parler ainsi?
MAXWELL, salnaût.
Le lîancé de mademoiselle ! un homme qui ne supporte pas les Gascons. Or, vous venez de dire que depuis six ans vous faisiez la guerre^ avec ceux de M. de Lorraine? Eh bien ! j'ai été lieutenant de M. le prince et ne vous ai jamais rencontré.
ARTABAN
C'est qu'apparemment, vous vous teniez prudemment sur les hauteurs, pendant que je combattais dans la plaine.
MAXWELL
Voilà un mot, monsieur, qui vous coûtera cher.
STELLA
De grâce !
MAXWELL
Ètes-vous gentilhomme ?
ARTABAN
C'est comme si vous demandiez à Antoine de Bourbon, roi de Navarre, s'il est de bonne maison.
MAXWELL
En garde, alors !
STELLA
Arrêtez 1
ARTABAN| après iia moiiyemeot d'effroi, s'est mis à distance avec an
calme affecté.
Le fait seul que voici me prouve, mon gentilhomme, que vous n*êtes pas tout à fait dans votre bon sens; on ne se bat pas devant des femmes. Mais je vous excuse... Vous étiez avec vos amis, et les émotions du jeu, les vins d'Espagne... Je veux vous laisser le temps de réfléchir.
Il va s'éloigner.
MAXWELL, l'arrêtant.
Un moment, monsieur le Gascon.
ABTABAN, troublé.
Non, je ne saurais profiter de l'état où vous êtes... la partie ne serait pas égale. *
MAXWELL
Avouez plutôt que vous avez peur.
ARTABAN, & part.
Jamais je n'avouerai cela.
MAXWELL
Vous aviez la langue si bien pendue tout à l'heure.
DUMBURT, riant.
Elle est sèche maintenant.
ARTABAN
Monsieur!... (a. part, et lattant en vain contre son émotion.) Ah!
chienne de carcasse !.. .