ACTE PREMIER
LES ÉCOLIERS, battant de» maios.
Un dael ! un dael!
ARTABÀN, très-ioqaiet.
Assurément, monsieur, je brûle du désir de me battre... mais...
MAXWELL, railUnt.
Mais...
ARTABAN, après avoir cherché.
Mais je n'ai pas de second... Et sans second... voas comprenez...
CHATELARD, qui s'est approché.
Faites en bon gentilhomme, je vous assisterai.
ARTABAN, farieux, à part.
Que le diable t'emporte!
STELLA, bas à Artaban
Hardi, monsieur.
ARTABAN, à part.
Elle a dit!... Ah! mordioux! si je ne le tue qu'une fois, il pourra se vanter d'avoir du bonheur!. . . (a steiia.) Voire fiancé l'aura voulu, mademoiselle, et vous allez être veuve avant que d'être épouse, (a Maxwell.) A moi, monsieur.
Artaban se précipite sur Maxwell. — Ils se battent. RÉBECCA, à part.
Oh ! Est-il beau et brave !
JEHAN, à Artaban.
Mon gentilhomme, mort ou vivant, madame Samuel vous embrassera.
MAXWELL, à Artaban.
Vous en tenez, monsieur... il y a du sang à votre main.
A R TA BAN, cootinnant.
G*est une vieille blessure qui se rouvre.
MAC LEARTON, à iid gentilhomme.
Quel gascon!
ARTABAN, sans s'arrêter.
Hé! dites donc, monsieur là-bas à la moustache rouge... si vous riez encore, je vous en donnerai tout à l'heure à découdre!
DU M BU R Y, riant.
Il voudra bientôt nous tuer tous !
CHATELARD, à Artabao.
Touché!...
STELLA, avec un cri.
Mon Dieu!...
Artaban cbaoeelle et laisse tomber son épée. — ChAtelard et Thomassinconreot à Ini.
ARTABAN, d'nne voix éteinte, mais sonriant.
Une simple égratignure... quelques minutes de jepos et nous pourrons... (a cbiUeiard.) Tenez-moi bien, mordioux, je veux mourir debout!
THOMASSIN, désolé.
Mourir!... mais alors je suis ruiné!.., J
STELLA, que Brigitte entraîne.
Pauvre jeune homme !
JEHAN
Transportons-le!
Oui, là, chez moi.
REBECCA