ACTE DEUXIÈME
Ob ! cette foire Saijit-Germain ! C'est une sérénade perpétuelle! Hier l'Espagne, aujourd'hai la Navarre. (Écoutant le refrain qui s'achève.) Oal! oul ! c'est un refrain gascon, et les braves musiciens béarnais semblent fêter le retour à la vie de leur compatriote, mon honorable maître, car il va mieux,
ce cher seigneur, tout à fait mieux I... (Tombant assis dans un fan-
teaii.) Oui... oui! grâce au ciel et à mes soins empressés!...
M. le chevalier me doit la vie... (Tirant un long carnet de
son ponr{,oint,) la vie... et quarantcrtrois pistoles avancées pour son service! Certes! je ne suis point en peine d'être remboursé au centuple!... cousu d'or comme il est!... ou plutôt comme il le sera!... Ah! dame, c*est que je ne connais que ça, moi, l'argent!... Dévoué tant qu'on voudra, mais il faut qu'on me paie... et qu'on me paie bien... (Tirant un carnet et l'examinant.) J'ai dû Oublier d'iuscrirc quelquc article!...
A tout hasard... (ll court an comptoir et inscrit.) McttOUS deuX pistoleS de plus!... (PUant sa note et la remettant dans sa poche.) C'est
égal, j'ai eu bien peur que ce brave chevalier n'emportât ses millions en paradis!... Heureusement notre cher malade est
en pleine convalescence. (Musique. — Ârtaban, s'appnyant au bras de Rébecca, parait en haut de l'escalier.] Que disais-je? Le VOicl CU personne!...