ACTE deuxième
ARTABAN
Tout à fait bien, ma boDDe madame Samuel.
Elle s'éloigoe.
ARTABAN, seni dans ion fanteaif sur l'araDt-Sftèoe, cootiaae à part.
Ainsi je suis guéri, ce qui est bon... et me voilà brave, ce qai est mieux!... Brave I moi! Du diantre si je m'en doutais!... Il parait qu'il n'y a que la première goutte de sang qui coûte!... J'ai vu la mort de trop près pour m'en effrayer dorénavant... Faites donc bien attention à vous, milord dont j'ignore le nom, car je vous jure de vous signer le mien dans le cœur à grands coups d'épée!...
RÉBECCA, qui a entendu tes derniers mots.
Fi! à quoi pensez-vous là! Quel bataillear vous faites!... Je vous engage, moi, à ne pas recommencer de sitôt, car le médecin dit que c'est un miracle que vous en soyez revenu.
ARTABAN, lui caressant les mains.
Ah! le fait est que j'ai été fort proprement troué!... Quant au miracle, c'est vous qui l'avez opéré, ma belle Rébeccal... car vous n'avez pas seulement des dents de perle, une taille de princesse, et un pied... à faire baisser les yeux... mais vous avez encore un excellent petit cœur.
RÉBECCA
Laissez-moi donc tranquille, complimenteur! (a voix basse.) Gascon !
ARTABAN
A propos? Et ce cher M.Samuel? votre époux? Avezvous de ses nouvelles? Vous avise-t-il de son retour?
RÉBECCA
Non! non! pas encore!... (a part.) Dieu merci!
ARTABAN
Ce cher Samuel.... je serais ravi de le connaître et de lui dire tout ce que je vous dois!
BÉBECCA, Tiremeot.
Tout?...
Elle s'arrête et baisse les yeux.
ABTABAK, souriant.
Voas êtes charmante!... (Lai baisant les doigts.) Et d'honneur, si j'avais fait la sottise de mourir, je serais impardonnable !
BÉBECCA.
Je le crois I... Jeune... noble... brave...
THOMAS s IN, de l'antre côté.
Et riche ! •
AUTABAN.
Tu dis?...
THOMASSIN
Je dis : Et riche!... Des millions!... monsieur, des millions!... Vous les comptiez sans cesse durant votre fièvre.
ABTABAN.
Je les comptais?... Eh bien, monsieur Thomassin, je ne saurais, à cette heure, je vous le jure, dire combien il j en a.
THOMASSIN, avec enthousiasme.
Qu'on est heureux de ne pas connaître sa fortune !
ABTABAN.
Moi, je jouis de ce bonheur-là...
Pendant ces derniers mots, une fillette a para aa fond. — Elle avance craintivement la tôte pour examiner l'intérieur de la boutiqne.