SCÈNE VI
ARTA.BAN, THOMASSIN, RÉBECCA, pnu SAMUEL.
Dàs . qne Chfttelard a disparn, Tbomassin entre discrètement, venant de l'nne des
portes latérales.
THOMASSIN, à* part.
Il va à la cour!... Très-bien, notre fortune se dessine.
ARTÂBAN, arpentant la bouti<}ne, snivi de Tbomassin.
Maintenant, il ne s*agit plus que de savoir comment je pourrai le faire entrer au Louvre!
THOMASSIN
Comment? Monsieur le chevalier ne le sait pas?
Il s'arrête hontenx d'en avoir trop dit.
ARTABAN
Vous nous écoutiez, drôle?
Je n'écoutais pas, monsieur... mais par hasard j'ai entendu...
ARTABAN
Eh bien ! quel moyen trouvez-vous pour introduire mon ami dans le palais de vos rois !
THOMASSIN
Monsieur le chevalier me fait Thonneur de plaisanter.
ARTABAN, dédaignenx.
Ahl vous voilà bien! monsieur l'homme de ressource! un rien vous embarrasse I
THOMASSINyVapéfait,
Un rien ! monsieur le chevalier commence à m*étonner.
Artaban s'est assis rèrenr dans le grand fantenil . Rébecca entre précipitamment.
RÉBECCA
M. le chevalier ! mon mari !
ARTABAN
Ce n'est pas lui qui m'occupe.
THOMASSIN
Mais c'est le mari, monsieur, c'est le mari!
RÎÊBBCCA.
Que va-t-il dire? (Courant à Samuel.) Mou bou ami! déjà de retour? quelle charmante surprise!
SAMUEL
Oui, oui, embrasse-moi vite.
RÉBECCA
Mais comment se fait-il?
SAMUEL
Les circonstances les plus graves!...
RÉBECCA
Vraiment?
SAMUEL, allant çà et là pour se débarrasser de son argent de ses habita et
de sa valise. ;
Il va falloir nettoyer le logis et tout frotter, tout laver du haut en bas...
RÉBECCA
Pourquoi?