ACTE DEUXIÈME
SAMUEL
Les principales cours de l'Europe envoient à Paris leurs ambassadeurs pour demander la main de la reine Marie.
ARTABAN
Que dil-il?
SAMUEL
Tu feras disparaître de la friperie vieux hauts de chausse, vieux pourpoints.
* RÉBECCA
Très-bien.
SAMUEL
Ils seront présentés ce soir à la veuve de François II .
ARTABAN, à part.
Ah bah t
THOHASSIN, à part.
Les hauts de chausses?
SAMUEL
Tu mettras en évidence les plus riches manteaux, les plumes^ les bijoux, les colliers!
ARTABAN, à part, flaisi d'ime idée. — Bas à Rébecca.
Les ambassadeurs sont-ils nombreux? Quels sont- ils?
RÉBECCA, répétant.
Les ambassadeurs sont-ils nombreux? Quels sont-ils ?
SAMUEL
Il y a ceux d'Autriche, d'Espagne, d'Angleterre...
ARTABAN, bas.
•Et de Gascogne?
RÉBECCA, répétant.
Et de Gascogne?
SAMUEL
La Gascogne n*a rien à voir là-dedans.
ARTÂBAN, boodUsant.
C'est ce qoi vous trompe, maître Samuel.
SAMUEL, stnpéfait.
D*où sort celui-là?
THOUASSIN, marchant derrière Artaban.
C'est ce qui vous trompe.
SAMUEtiy même jen.
Et cet autre 1
ARTABAN) décrocbant les ponrpoints... etc., et les jetant à Thomassin.
Monsieur Thomassin... attrapez-moi ceci et cela, et cela i
encore... cette toque emplumée et ces colliers... i
Thomassin reçoit les objet et les met sous son bras. SAMUEL» conrt éperdn.
Par Moïse!... Arrêtez!... arrêtez..,
ARTABAN
Ah! la Gascogne n'a rien à voir là-dedans!
SAMUEL
Mes hijoux! mes colliers!...
Ils VOUS seront payés!... (Criam.) Monsieur Thomassin, venez habiller voire maître.
Il remonte l'escalier. Thomassin le sait. Samuel tombe évanoni dans son fantenil.
TROISIEME TABLEAU Reine de France et «l'Ecosse
Les jardins dn palais. — Le soleil resplendit et illnmine les arbres et iid coin du vieux Paris qu'on aperçoit à travers les branches. — Pages et seigneurs circulen dans les jardins.