ACTE DEUXIÈME
MAXWELL, à Daroley, avec an aoitrire moqueur.
Vous êtes sombre, milord!...
DÀRNLEY.
Je suis désespéré.
MAXA^ELL.
L*£spagne vous inquiète... Je comprends cela... Là est le danger... Tant que la reine Marie demeurera en France, nous aurons tout à redouter... Mais elle partira, milord... elle partira!...
DARNLEY, vivemeot.
Que voulez- vous dire?
MAXWELL
La reine Catherine- veut, comme nous le voulons nousmêmes, que sa bien-aimée Marie retourne en Ecosse... Et ce que veut la Florentine...
DARNLEY
La fera-t-elle donc de force quitter cette France exécrée?
MAXWELL
De force? noni La reine partira de son plein gré!...
DARNLEY
Expliquez-vous?
MAXWELL
Plus tard.
LA RCINE, s'adressaDt à Tambassadeur.
Monsieur le marquis, la haute marque d'estime que nous donne le roi d'Espagne en nous adressant semblable requête, nous flatte et nous honore!... Vous comprendrez toutefois, qu'en cette occurrence, on prenne quelque peu le temps de délibérer. Avant que se termine cette fête, monsieur, vous connaîtrez notre arrêt!
t)2 LE GASCON
l'ambassadeur.
Puisse-t-il être, madame, tel que le souhaite le roi Philippe, tel que Tespère TEspague tout entière!
li'ambassadeur s'iDcIioe devant U reioe qui fait avec l'envojé quelques pas to.'S le fond.
MAXWELL, à Daroley. '
Milord, je vous laisse seul avec la reine.
DARNLBY, avec une sorte de crainte.
Seul!
MAXWELL
L'heure est venue de vous déclarer, milord... Mettez donc de côlë votre timidité habituelle... et sachez enfin ce que vous pouvez attendre de la reine Marie... Sa décision dictera notre conduite!
L'ambassadeur d'Espagne s'est éluigoé par le fond avec sa suite. La pavane continue. La reine redescend avec Stella. — Maxwell saine comme poar prendre congé.
LA REINE
Vous nous quittez, milord?
MAXWELL
Sir Henry Darnley, madame, sollicite de Votre Majesté la faveur d'un entretien.
LÀ REINE, surprise.
Vous, Henry! .
DARNLEY, baissant les yeux.
Oui, ma cousine?
MAXWELL, à Stella.
La signora Roselli daignera-t-elle m'accompagner?